Argentine-France : "Si on les élimine, on nous aura un petit peu vengés", souhaite un "ancien" de 1978

Voir le site 15 JUILLET 2018 : La France en bleu

FRANCE ARGENTINE 1978
Par Emmanuel BOUSQUET|Ecrit pour TF1|2018-06-30T08:21:05.013Z, mis à jour 2018-06-30T08:21:15.955Z

Les chocs "qui comptent" entre la France et l’Argentine sont rarissimes. Il n’y en a eu que deux : en 1930 et en 1978. Christian Lopez, un des onze joueurs alignés il y a quarante ans face à l’Albiceleste, revient pour TF1 sur ce match si particulier.

Argentine-France, l’affiche du 8e de finale dans la Cosmos Arena de Kazan samedi (16 heures, à suivre sur TF1) nous procure déjà tout un tas d'émotions contradictoires. Pourtant, pour retrouver la trace d’un match à enjeu entre l’équipe de France et l’Albiceleste, il faut revenir quarante ans en arrière. Le Leo Messi de l’époque s’appelait Mario Kempes et les Bleus de Michel Platini débarquaient en Argentine "un peu en touriste", nous raconte Christian Lopez, titulaire ce jour-là au Monumental de Buenos Aires : "Quand on est arrivé là-bas, l’essentiel, c’était d’abord de savourer le fait de participer à la Coupe du monde", rappelle l’ancien milieu de Saint-Etienne, allusion au fait que les Bleus renouaient enfin avec les joies d’un Mondial pour la première fois depuis 1966.  "On se disait pas qu’on allait aller le plus loin possible", continue Christian Lopez, désormais entraîneur à l'ES Le Cannet-Rocheville sur la Côte d’Azur.  Et pour cause. 

Depuis deux ans, le pays hôte vit sous le joug de la junte militaire dirigée par le général Videla. Quelques jours avant de s'envoler pour l’Argentine, Michel Hidaldo, le sélectionneur, a été victime d’une tentative de rapt. Reversés dans une poule où figure la Hongrie, l’Italie de Dino Zoff et le pays hôte, les Français vont aller de péripéties en péripéties. Dont ce 2e match face à l'Argentine et au bout duquel la victoire est obligatoire. 

"S’il y avait eu la VAR en 1978"

Une rencontre accrochée qui bascule sur une erreur d'arbitrage dont le temps n’a rien fait à l’affaire : "J’ai encore le souvenir de ce penalty que l’arbitre siffle. Je revois Marius Trésor tacler, le ballon lui passe entre les jambes et lui touche le bras qui était en appui. L’arbitre siffle penalty, on s’est lamentablement fait voler. S’il y avait eu la VAR en 1978 en Argentine, dans le contexte de la dictature militaire, à mon avis, l’arbitre aurait quand même sifflé penalty”, arrive à en plaisanter aujourd’hui l’ancien Bleu (39 sélections). Le score, 2-1, est finalement devenu anecdotique, mais la blessure toujours là. Alors, quand mardi, Christian Lopez a vu Rojo reprendre de volée le ballon de Mercado face au Nigeria(1-2), la première pensée du quadruple champion de France a été pour ce moment : "J’espère qu’on va prendre notre revanche. Si on les élimine, on aura un petit peu vengé ce qu’on a vécu en Argentine en 1978.” 

>> Retrouvez toutes les infos de la Coupe du monde

en savoir plus : Coupe du Monde 2018 : France - Argentine