Sur les traces de Hirving Lozano, la pépite mexicaine qui a mis l'Allemagne à terre

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Grand espoir du football, Hirving Lozano faisait ses premiers pas en Coupe du monde, dimanche 17 juin. "Chucky" a offert la victoire à la Tri en marquant l'unique but face à l'Allemagne (1-0), championne du monde en titre. Des débuts prometteurs pour l'attraction mexicaine. Retour sur son éclosion.

Il se souviendra de ce jour toute sa vie. Dimanche 17 juin, au Stade Loujniki de Moscou, le destin d'Hirving Lozano a basculé. Pour son premier match avec la Tricolor en Coupe du monde, il a fait chavirer tout un pays dans la folie. À tel point que les sismographes se sont emballés à Mexico quand il marqué le but libérateur contre l'Allemagne (1-0), l'équipe championne du monde en titre qui n'avait plus chuté lors de son match d'ouverture depuis 1982. Bien lancé en profondeur par Javier Hernandez, l'ailier des Aztèques a fixé la défense pour crocheter Kimmich, revenu en catastrophe, avant d'aller battre Neuer d'un tir placé au ras de son poteau droit (35e). À 22 ans, "Chucky" - le surnom en référence au film d'honneur dont il a hérité, à l'âge de 12 ans, après avoir voulu effrayer ses coéquipiers lors d'un tournoi de jeunes - a confirmé qu'il avait un grand avenir devant lui.



Un caractère "à la Luis Suarez"

Convoité de toutes parts, à l'été 2017, "Chucky" fait le choix de rejoindre les Pays-Bas et le PSV Eindhoven. Arrivé en Europe juste après avoir fêté ses 22 ans, il réalise une saison canon (29 matches, 17 buts et 17 passes décisives). "Si Chucky était argentin ou brésilien, il jouerait au Real Madrid", a osé en novembre dernier Pavel Pardo, légende mexicaine à 148 sélections, au micro de la télévision locale Univision. Mais derrière ce talent brut, le Mexicain cache un fort caractère. Il été exclu deux fois pour avoir mal réagi suite à des provocations. Des excès d'humeur qui lui ont valu d'être comparé à l'Uruguayen Luis Suarez, connu pour défrayer la chronique.

Mais, depuis quelques mois, Hirving Lozano a gagné en maturité. Son entraîneur au PSV, Philip Cocu, et son sélectionneur, Juan Carlos Osorio, l'ont pris sous leurs ailes pour le canaliser, conscients du potentiel énorme du jeune Mexicain. Il n'en demeure pas moins imprévisible, tant dans le jeu qu'au niveau de son comportement.

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