Penalty ou pas penalty ? Que s'est-il passé avec la VAR durant Allemagne-Suède

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Par Allan DELAMOTTE |Ecrit pour TF1|2018-06-24T11:14:03.446Z, mis à jour 2018-06-24T14:06:09.530Z

L'arbitrage vidéo a une nouvelle fois fait parler de lui samedi soir lors d'Allemagne-Suède (2-1). Pour sa "non-utilisation" cette fois alors qu'un penalty sur le Suédois Marcus Berg aurait dû être sifflé en première période, l'arbitre central n'a pas bronché ni même sollicité la VAR.

Utilisée à de nombreuses reprises mais pas de manière systématique depuis le début du Mondial en Russie, l’arbitrage vidéo (VAR) fait déjà l'objet de nombreuses critiques. Après des penalties "oubliés" lors de Serbie-Suisse (1-2) ou encore Brésil-Suisse (1-1), un nouveau couac est survenu samedi soir lors d’Allemagne-Suède (2-1).

Sur une contre-attaque suédoise, Marcus Berg part seul au but pour défier Neuer mais est repris par Boateng, qui l’empêche de frapper en le poussant dans la surface. Malgré la forte protestation de l’ensemble des joueurs scandinaves après l’action, l’arbitre du match, Szymon Marciniak, n’a pas estimé nécessaire ni de siffler penalty en faveur des coéquipiers d’Ola Toivonen, ni de s'en assurer en arrêtant le jeu et en faisant appel à la VAR. 

La Suède ne décolère pas

Après le match, le sélectionneur Janne Anderson n’a pas caché sa déception : "Je ne veux pointer la responsabilité de personne, mais si on regarde les images télévisées, les gens qui les ont vues m'ont dit qu'il y avait penalty. Ce penalty est peut-être ce qu'il nous a manqué en fin de match pour résister à une équipe comme l'Allemagne." 

Consultant sur LCI pendant le Mondial, l’ancien arbitre international français Stéphane Lannoy a exprimé ses doutes sur cette action. "On voit l’attaquant suédois qui file seul au but. Boateng tente d’abord de le pousser puis le crochète quelque peu" a-t-il expliqué, étant également convaincu que l’arbitrage vidéo a noté cette faute : "A coup sûr, l’assistance vidéo a dû fonctionner puisque Clément Turpin (le seul représentant de l'arbitrage français dans cette Coupe du monde, ndlr), qui était dans le centre opérationnel de Moscou, a dû forcément contrôler ces images, échanger avec l’arbitre central, qui a considéré que le contact ne nécessitait pas un penalty. Au regard des images, on peut juste en douter."

Des contacts "accentués" par la vidéo ?

Un constat nuancé par Bixente Lizarazu, qui commentait la rencontre sur TF1. "Pour moi, il y avait penalty pour la Suède véritablement. Ceci dit, en tant que défenseur, en tant que commentateur, le fait qu’on utilise à chaque fois l’assistance vidéo, qu’on revoit les images au ralenti, cela accentue tous les chocs, tous les contacts" a réagi le champion du monde 1998. 

Avant d’ajouter : "Je pense qu’on voit beaucoup plus de fautes que si on ne faisait pas appel à la vidéo. Il faut faire très attention parce qu’en situation réelle, il y a des choses qui ne paraissent pas être des fautes évidentes, et lorsque l’on regarde au ralenti, on voit des fautes de partout, des contacts de partout. Donc, je ne suis pas persuadé que, sur toutes les situations, cela règle les choses véritablement."