Angleterre : d'où vient l'hymne "Football's coming home", devenu viral sur Twitter ?

Voir le site 15 JUILLET 2018 : La France en bleu

000 1671IF
Par La rédaction|Ecrit pour TF1|2018-07-07T20:18:16.150Z, mis à jour 2018-07-07T20:19:07.361Z

Vous avez très certainement vu passer sur les réseaux sociaux, des vidéos avec la musique "It's coming home", célébrant le parcours de l'Angleterre dans ce Mondial. On vous explique d'où (re)vient ce tube des années 90 qui a donné lieu à des mèmes hilarants.

Dans les pubs, les restaurants, dans les stades, sur les réseaux sociaux... Outre-Manche, c'est quasiment en passe de devenir le tube de l'été. "It's coming home", ce tube est signé du groupe Lightning Seeds. Il est sorti en 1996, peu de temps avant l'Euro, pour célébrer le retour d'une grande compétition de football sur le sol britannique, trente ans après la Coupe du Monde 1966. A l'origine de ce tube, deux comédiens, Franck Skinner et David Baddiel qui avaient nommé la chanson "Three Lions". Malheureusement, l'histoire ne sera pas du côté des Three Lions cette année-là : ils seront éliminés en demi-finale par l'Allemagne. 

Un morceau pour décrire ce que c'est que d'être un fan de foot anglais 

Deux ans plus tard, il renaît et est adopté par l'équipe comme chanson officielle sauf que les supporters ont rajouté un "we still believe", comme un rappel au précédent tournoi raté et au fait qu'ils étaient toujours confiants. Une fois encore, l'histoire ne sera pas de leur côté mais du nôtre. Depuis, le morceau est devenu une sorte de running gag des supporters anglais. 


Spotify UK a même remarqué un pic d'écoute de la chanson, dès le coup de sifflet final d'un match. Et l'apothéose a été à la fin de Colombie-Angleterre, où elle a atteint un niveau jamais vu jusqu'à maintenant, en termes d'écoutes. 


Comme l'expliquent les deux auteurs dans une interview à la BBC, "elle reflète ce que c'est que d'être un fan de foot en Angleterre. Le sentiment que l'Angleterre ne va pas très bien et être un supporter de football est associé à un sentiment d'échec". Désormais, elle est associée à "l'espoir de ramener une coupe à la maison" et vingt-ans après sa création, elle est dans tous les pubs, de nombreuses rues et sur toutes les lèvres lorsque les Three Lions jouent. La BBC explique que le morceau est entonné dès que l'Angleterre marque, qu'une action est impressionnante ou simplement qu'une passe est réussie. De quoi prouver au monde entier qu'ils savent chanter, produire de la musique pop qui passe les années mais aussi prouver qu'ils sont champions de l'auto-dérision. 

Pour le Financial Times, la résurgence de ce morceau est un hymne à la "fan culture" du football, avec tout ce que le sport implique : des souvenirs partagés par tout un peuple qui croient encore malgré les défaites, que le Trophée leur reviendra. Une sorte de résilience face à ce que le football anglais a vécu ces dernières années, en quelque sorte. The economist lui, pense que c'est le reflet parfait du masochisme du supporter anglais. Quoiqu'il en soit, masochistes ou pas, les britanniques ont créé une sorte de "monstre" sur Internet. Une véritable machine à meme. Même la princesse Eugénie, la cousine des Princes William et Harry l'a postée. 


Le prince William l'a cité dans un tweet, pour féliciter son équipe après sa victoire face à la Suède. 


Et puis les gardes de Buckingham s'y sont mis aussi ! 


Et alors depuis, Internet se déchaîne, détourne le morceau pour le placer sur des films, l'intégrer à des séquences ... 

Ici dans "Love Actually"


Là, dans "Le Discours d'un roi"


Ou encore "La planète des singes" 


Ici, "Napoleon Dynamite" 


Ou "Matrix" 


Jesse Lingard, joueur des Three Lions s'est aussi pris au jeu  


En version "La Haine" 


Bon et puis comme ils sont de sacrés fêtards, ils sont même allés fêter leur qualification dans un Ikea, en Angleterre, en chantant. 


Dans les rues, on chante à tue-tête ... 


Les Norvégiens s'y sont mis aussi. Allez savoir pourquoi ! 


Carl Cox fait danser les gens sur ce morceau 


On laisse le mot de la fin à David Beckham.