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Après le désastre face à la Corée, quel avenir pour Joachim Löw ?

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Par Allan DELAMOTTE |Ecrit pour TF1|2018-06-27T20:18:58.871Z, mis à jour 2018-06-27T20:21:04.991Z

Habitué au dernier carré des tournois majeurs depuis son arrivée à la tête de la Mannschaften 2006, Joachim Löw vient de connaître son premier revers de taille ce mercredi, après l'élimination de l'Allemagne au premier tour. Le coach de 58 ans va-t-il rester en poste ?

En place depuis 2006, dans la foulée du Mondial allemand remporté par l’Italie et terminée à la 3e place par la sélection dont il était l'adjoint, le sélectionneur de la Mannschaft Joachim Löw n’avait jamais connu pareille désillusion. Eliminé dès le premier tour avec sa formation après une défaite surprise face à la Corée du Sud, mercredi 27 juin (2-0), le coach allemand avait jusqu’ici disputé cinq phases finales de grandes compétitions internationales, Coupe du monde et Euro, avec à chaque fois une demi-finale minimum.

Avec cette contre-performance historique, une première depuis 1938, n’importe quel sélectionneur serait alors menacé d’un licenciement par sa fédération. Pourtant, Joachim Löw pourrait bénéficier de son passé glorieux, un Mondial 2014 remporté, pour rester en poste. 

Lié à la Mannschaft jusqu’en 2022, le sélectionneur de 58 ans, qui n'exclut pas de démissionner de son poste, a d'ores et déjà reçu le soutien de son président, celui de la Fédération allemande de football (DFB).

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Un destin à la Del Bosque ?

"Avant le Mondial, nous avons décidé au directoire de la Fédération de prolonger le contrat de Joachim Löw (jusqu'en 2022) parce que nous pensons que personne mieux que lui ne peut gérer la reconstruction qui sera indispensable après le Mondial quoi qu'il arrive" a déclaré Reinhard Grindel au quotidien allemand FAZ. Avant d’ajouter : "Il y a un an, il a prouvé en gagnant la Coupe des confédérations qu'il était capable de former une équipe impressionnante pratiquant un excellent football avec de jeunes joueurs. Ces raisons sont toujours valables."

Par le passé, un autre coach tenant du titre et éliminé dès le premier tour avait gardé son poste de sélectionneur, l’Espagnol Vicente del Bosque. Ce dernier avait été sacré champion du monde en 2010 avec la Roja avant de caler en phase de poules en 2014. Il avait fini par laisser la main en 2016, après l'élimination de la Roja en huitièmes de finale.