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"'C'est de la m**de ! ": la VAR les rend de plus en plus furieux

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Faute CR7 vidéo arbitrage
Par Hamza HIZZIR|Ecrit pour TF1|2018-06-26T07:47:46.220Z, mis à jour 2018-06-26T09:59:07.423Z

Les aller-retours incessants des arbitres pour aller visionner leurs écrans de contrôles sur le bord de la touche, ainsi que les énervements provoqués chez les joueurs, ont pollué les matchs de lundi. On rembobine.

On dit que le mieux est l’ennemi du bien. Et l’usage cet été de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) dans une Coupe du monde, pour la première fois de l’histoire, tend à confirmer ce vieil adage. En effet, censée aider les arbitres dans leurs décisions, pour les clarifier et atténuer les contestations, cette technologie sème au contraire la confusion et une crispation certaine, comme l’ont encore montré les matchs de lundi.  


Cela avait commencé dès l’après-midi, lors du match remporté par l'Arabie saoudite contre l'Egypte (2-1), ayant donné lieu à un premier couac de l'utilisation de la VAR, avec une consultation très longue pour accorder un penalty... Mais ce sont surtout les deux derniers matchs du groupe B, Espagne-Maroc (2-2) et Iran-Portugal (1-1), qui ont fait grimper la tension de plusieurs crans.

 "La VAR, c’est de la merde !"


Le but égalisateur et salvateur de l'Espagnol Iago Aspas (90e+1), d’abord refusé pour hors jeu, a été finalement validé après de longues minutes de flottement. Ce qui aura précisément permis à la Roja d’accrocher in extremis la 1ère place du groupe, tandis que le Maroc voyait sa seule chance de victoire dans ce Mondial s’envoler dans le bruit et la fureur de supporters s'en prenant ouvertement à la Fifa. "La VAR, c’est de la merde !", eructera, face caméra, le Marocain Nordin Amrabat dès le coup de sifflet final. De son côté, son entraîneur, Hervé Renard, n’est pas allé jusque-là, mais il s’est attardé sur les dommages collatéraux de l’usage de cette technologie : "La seule question que je voudrais poser, c'est que sur ce but égalisateur, le ballon est sorti d'un côté. Donc on attend le corner d'un côté, mais il est joué de l'autre (après le temps d’attente de consultation des images, ndlr). C'est une énorme erreur d'arbitrage. Je suis allé à la porte des arbitres (à la fin du match). La porte est restée fermée." 

>> Ces précédentes fois où la VAR a fait jaser dans ce Mondial

L’autre rencontre entre le Portugal et l’Iran, interrompue à trois reprises par des recours à la VAR, n’a pas été en reste. D’abord à la 50e minute, sur le penalty accordé à (et manqué par) Cristiano Ronaldo.





Puis sur un coup de coude de la star portugaise donné à l’Iranien Pouragliano, qui ne lui vaudra qu’un carton jaune. 







Et enfin à la 89e, sur le penalty finalement accordé à l’Iran.





Tout en colère froide, le sélectionneur portugais de l’Iran, Carlos Queiroz, a dit ceci en conférence de presse d’après-match : "Je ne veux pas trop parler, c'est sur mon pays et sur un joueur. Je sais qu'il y aura une guerre contre moi. Mais la réalité c'est que vous stoppez le jeu pour la VAR, et il y a un coup de coude. Un coup de coude, c'est carton rouge dans les règles. Dans les règles, il n'est pas précisé si c'est différent pour Messi ou Ronaldo..." Puis le technicien de conclure, lapidaire : "Les décisions doivent être claires pour tout le monde. Donc selon moi, M. Infantino et la Fifa, tout le monde est d'accord sur le fait que la VAR ne va pas bien. C'est la réalité. Il y a eu beaucoup de plaintes." 


La réponse du président de la Fifa, Gianni Infantino, est venue au micro de TF1 : "J'y vois bilan extrêmement positif jusqu'à maintenant. Ça a certainement aidé les arbitres à prendre les bonnes décisions, ça donne une confiance supplémentaire aux arbitres, on est très satisfait jusqu'à maintenant". Et aux détracteurs et aux sceptiques, de conseiller de "s'habituer un petit peu. (...) C'est un progrès, c'est positif. " Les polémiques, en tout cas, ont encore de beaux jours devant elles. Même si le président de la Fifa, interrogé par TF1, préfère visiblement ne rien entendre.