1998 ou 2006, à quelle équipe les Bleus de 2018 ressemblent-ils le plus ?

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montage trois finalistes
Par Allan DELAMOTTE |Ecrit pour TF1|2018-07-12T18:30:31.806Z, mis à jour 2018-07-12T19:37:25.909Z

Après 1998 et 2006, l'équipe de France va jouer la troisième finale de Mondial de son histoire dimanche, face à la Croatie. Dans le parcours, l'âge des joueurs, leur nombre de sélections, avec quel finaliste les Bleus version 2018 ont-ils le plus de points communs ? Éléments de réponse.

Dans son histoire, l’équipe de France a déjà disputé deux finales de Coupe du monde. En 1998, les Bleus avaient été sacrés face au Brésil (3-0), tandis qu'en 2006, l’Italie avait brisé le rêve des Français lors de la séance de tirs au but (1-1 ; 5-3 t.a.b.). Ce dimanche, une nouvelle opportunité d’ajouter une deuxième étoile au maillot se présente, cette fois face à la Croatie

Toute la France espère une issue semblable à 1998. Mais l'actuelle sélection de Didier Deschamps se rapproche-t-elle plus de ses glorieux aînés d’il y a 20 ans ou des finalistes malheureux de 2006 ? Petit zoom sur le parcours, l’expérience des joueurs ou encore le profil des sélectionneurs de ces trois équipes pour avoir quelques éléments de réponse.

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Le parcours 

Que ce soit en 1998, en 2006 ou cette année, le début de compétition a systématiquement été poussif pour les Bleus. En 1998, la France avait néanmoins fait un sans-faute avec trois victoires dans la phase de poule, face à l’Afrique du Sud (3-0), l’Arabie Saoudite (4-0) et le Danemark (2-1). En 2006 en revanche, les débuts avaient été plus que laborieux, avec deux matchs nuls face à la Suisse (0-0) et la Corée du Sud (1-1) avant un succès arraché face au Togo (2-0). Cette année, malgré des prestations médiocres, les Bleus ont glané deux succès lors des deux premières journées face à l’Australie (2-1) et le Pérou, comme en 1998. Avant de se contenter d’un match nul face au Danemark au troisième match (0-0). 

En phase d’élimination directe, les Bleus version 2018 ressemblent néanmoins beaucoup plus à ceux de 2006, avec un carton plein face à l’Argentine (4-3), l’Uruguay (2-0) et la Belgique (1-0), similaire aux succès 12 ans plus tôt face à l’Espagne (3-1), au Brésil (1-0) et face au Portugal (1-0). Les Desailly, Blanc & Co avaient eux eu besoin des prolongations face au Paraguay en huitième (1-0) et d’une séance de tirs au but face à l’Italie (0-0 ; 4-3 t.a.b.) avant de battre la Croatie lors du temps réglementaire en demie (2-1). 

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L’expérience 

Cette année, Didier Deschamps a fait le choix de la jeunesse pour sa liste des 23, avec une moyenne d’âge de 25,6 ans, faisant d’elle la plus jeune équipe de France de l’histoire dans un Mondial. En comparaison, les 22 Français sélectionnés de 1998 culminaient à 26,7 ans de moyenne d’âge. Un groupe assez similaire donc avec notamment le même nombre de trentenaires, cinq, mais aussi une moyenne de sélections également très proche, 23,8 en 2018 contre 21,5 en 1998. En 2006, le groupe constitué par Raymond Domenech avait 28,5 ans de moyenne d’âge et 38,8 sélections, avec sept trentenaires. 

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Le sélectionneur

Coaché par Aimé Jacquet de 1993 à 1998, Didier Deschamps s’est fortement inspiré du style de jeu de son glorieux aîné, misant avant tout sur une solidité défensive pour ensuite se projeter vite vers l’avant. Ainsi, en 1998, Jacquet alignait régulièrement pas moins de 8 joueurs chargés de bloquer l’accès à la cage de Barthez, quand Deschamps fait de même cette année avec un quatuor défensif solide et trois milieux travailleurs avec Pogba, Kanté et Matuidi. 

De plus, le lien entre les deux hommes est très fort, comme l’a déjà indiqué Jacquet : "Notre relation s'est bonifiée au fil du temps. Cela serait présomptueux de dire que c'est mon fils spirituel. Je pense qu'on a sûrement, modestement, à peu près la même trajectoire, la même philosophie de foot et de vie."

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