Faut-il s’inquiéter pour la défense de l’équipe de France ?

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umtiti main auzstralie
Par La rédaction|Ecrit pour TF1|2018-07-03T15:00:27.428Z, mis à jour 2018-07-03T15:11:15.270Z

Avant France-Argentine, l’animation offensive des Bleus a été très critiquée. Mais si, en raison de pépins physiques ou d'erreurs individuelles, son principal point faible était finalement sa défense ? On fait le point.

On dit souvent que pour gagner une Coupe du monde, il faut avant tout une bonne défense. Et ce ne sont pas les Bleus de 98 qui diront le contraire, eux qui n’avaient encaissé que deux buts (dont un penalty) lors de leur Coupe du monde.

Cette année, à ce stade de la compétition, les équipes les plus hermétiques sont sans conteste le Brésil et l’Uruguay. En 4 matches, la Seleçao et la Celeste n’ont encaissé d’un seul but chacune. Pour l’Uruguay, que la France affrontera vendredi en quarts de finale (match à suivre dès 16 heures sur TF1), cela est en grande partie dû au tandem Godin-Gimenez qui règne en maître en défense centrale.

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Umtiti, mi-figue mi-raisin

Avec ses 4 buts encaissés en 4 matches (dont 3 face à l’Argentine), la défense tricolore ne présente pas tout à fait la même sérénité. Son principal point faible s’appelle Samuel Umtiti. Si le qualifier de maillon faible de l'équipe serait sans doute trop sévère, l’ancien Lyonnais est toutefois bien trop irrégulier depuis quelques matches pour être considéré comme une valeur sûre.

Lors du match de préparation face à l’Italie (3-1), certes il ouvre le score dès la 8e minute mais il est surtout à l’origine de la faute qui amène au coup franc juste avant le but de Bonucci. Face à l’Australie (2-1), il commet une main dans la surface qui conduit à l’égalisation sur penalty des Socceroos. Face au Pérou (1-0), il a parfois tremblé face à Guerrero. Malgré tout, son dernier match face à l’Argentine (4-3) était de très bonne facture, n’étant en tort sur aucun des trois buts encaissés.

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Les latéraux, Lucas Hernandez et Benjamin Pavard, sont globalement irréprochables depuis qu’ils sont devenus titulaires. Le premier est même assez impressionnant. A seulement 22 ans, il n’a déjà plus rien d’un jeunot qui débarque en équipe de France. Cependant, il s’est légèrement blessé au fessier lors du match face au Danemark. Et depuis, le staff médical des Bleus le surveille de très près afin que cette blessure ne l’handicape pas.

Car en cas d’indisponibilité, ce serait une petite catastrophe. Son remplaçant dans le couloir gauche, Benjamin Mendy, n’est pas apte à jouer face à l’Uruguay. Comme l’a confirmé Guy Stéphan lundi, le Citizen traîne un problème musculaire à la cuisse. L’adjoint de Didier Deschamps veut toutefois rester optimiste et assure que Benjamin Mendy "va mieux" même s’il ne peut pas encore s’entraîner normalement.

Benjamin Pavard, lui, n’a pas de pépin physique. Beaucoup de monde est tombé sur le charme du natif de Maubeuge en raison du magnifique but égalisateur qu’il inscrit contre l’Argentine. Mais on oublie peut-être un peu vite qu’il est doublement fautif sur le but de Mercado dix minutes avant, à l’image de sa prestation défensive relativement mitigée. Tout aussi préoccupant, il a semblé physiquement cramé dans les dernières minutes. Ceci dit, il est jeune et devrait théoriquement récupérer plus rapidement.

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Varane impérial

En fin de compte, la seule véritable garantie de la défense française s’appelle Raphaël Varane. Depuis le début de la Coupe du monde, le vice-capitaine des Bleus se montre irréprochable, mis à part sur le troisième but argentin où il est trop court pour intercepter la somptueuse passe de Messi pour Agüero. 

Guy Stéphan ne s’est d'ailleurs pas privé de saluer les performances du Madrilène, constatant sa métamorphose sous le maillot tricolore : "Raphaël prend du poids, de l’ampleur, du volume dans le bon sens. Ça permet de mieux structurer l’équipe, de la rendre plus vivante et d’améliorer sa gestion des temps forts et des temps faibles."

Vendredi, face à deux des meilleurs attaquants du monde, Luis Suarez et Edinson Cavani (on ignore si le Parisien pourra tenir sa place), les défenseurs français livreront à coup sûr une bataille bien plus difficile que celles livrées jusqu’à présent. Et cette fois, plus que jamais, la moindre erreur sera fatale.

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