Brésil-Belgique : 2002, l'un des plus grands drames du football belge

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Brésil Belgique 2002 Marc Wilmots
Par Yohan ROBLIN|Ecrit pour TF1|2018-07-05T16:50:02.803Z, mis à jour 2018-07-07T13:04:10.377Z

Seize ans après avoir été sortie par le Brésil en huitième de finale du Mondial 2002, lors duquel le but de Marc Wilmots avait été injustement annulé, la Belgique recroise la route de la Seleção ce vendredi 6 juillet (à 20h sur TF1). De quoi raviver ce souvenir douloureux pour les Diables rouges.

Le temps n'a pas apaisé la douleur. Seize ans après, le but annulé de Marc Wilmots face à la Seleção en huitième de finale du Mondial 2002 fait toujours parler. Rien n'y fait. Ni les 5863 jours qui se sont écoulés depuis, ni l'éclosion d'une nouvelle génération dorée symbolisée par Kevin De Bruyne, Eden Hazard et Romelu Lukaku. 

À l'occasion du quart de finale entre le Brésil et la Belgique, ce vendredi 6 juillet (en direct à 20h sur TF1 et en live commenté sur LCI), le souvenir a l'effet d'un boomerang qui revient hanter les mémoires belges dans cette Coupe du monde. "La seule chose dont les gens se souviennent en Belgique, à propos de ce match, c'est le but de la tête refusé à Marc Wilmots", reconnaissait Vincent Kompany, l'ancien capitaine des Diables rouges, interrogé à ce sujet. "Tout le monde se demande ce qui aurait pu se passer si l'arbitre n'avait pas annulé ce goal."

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Des soupçons de corruption

On joue la 36e minute au parc Misaki de Kobe, au Japon. Le score est de 0-0 (le Brésil l'emportera 2-0, ndlr) quand Jacky Peeters délivre un centre pour Marc Wilmots. Ayant sauté plus haut que Roque Junior, le Belge marque, de la tête. Les Diables rouges exultent, ils viennent de prendre l'avantage sur la Seleção emmenée par Ronaldo. 

Mais, tandis que le "Taureau de Dongleberg" file célébrer son but au poteau de corner, l'arbitre jamaïcain de la rencontre Peter Prendergast l'annule pour une prétendue poussée sur le Brésilien. Le Mondial terminé, des soupçons de corruption font leur apparition. Pointé du doigt, l'arbitre réfute en bloc s'être vu offrir un voyage à Rio par la Fédération brésilienne de football. Malgré cela, son image reste associé pour l'éternité à ce match. 


"Bien sûr que je l'annulerais encore !"

Retrouvé par Sudpresse, seize ans après cette décision qui avait prêté à polémique, le Jamaïcain a confirmé qu'il referait exactement la même chose aujourd'hui si le match était rejoué. "Quand je me trompe, je peux aisément le reconnaître mais là, ce n'était pas le cas. Je comprends qu'elle ait été décevante en Belgique, mais jamais personne à la FIFA ne m'a blâmé pour cette décision. Cela n'a rien changé à ma carrière, j'ai continué à arbitrer au plus haut niveau. Je peux me regarder dans la glace (....) Bien sûr que je l'annulerais encore !", a-t-il affirmé. 

Selon lui, la faute sanctionnée a lieu une poignée de secondes avant le "coup de casque" de Marc Wilmots. "Il y a une petite poussée dans le dos, que certains ralentis ont d'ailleurs montrée, et qui perturbe la course d'élan de Roque Junior lorsque la balle est encore en transition, avant que Wilmots ne marque."

Resté sur le banc pendant cette rencontre, Éric Deflandre, aujourd'hui entraîneur-adjoint au Standard, n'a visiblement pas dirigé que le but ait été refusé. Pour lui, Peter Prendergast a commis une grossière erreur en sifflant une poussette que lui seul a vue. "Évidemment, l'image que l'on retient tous, c'est le but annulé de Marc Wilmots par un arbitre qui a tout mis du côté brésilien", a-t-il lâché, encore aigri. "C'était vraiment une décision scandaleuse, car le goal était tout à fait valable". 5863 jours plus tard, la plaie ne s'est pas encore refermée.

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