Qui pour remplacer Blaise Matuidi, suspendu lors d'Uruguay-France ?

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Lemar Tolisso
Par Hamza HIZZIR|Ecrit pour TF1|2018-07-03T19:30:37.290Z, mis à jour 2018-07-03T19:42:23.488Z

Repositionné par Didier Deschamps à un inhabituel poste d’ailier gauche contre le Pérou puis l’Argentine, Blaise Matuidi, suspendu, manquera à l’appel vendredi contre l’Uruguay en quarts de finale (à 16h sur TF1). Deux options s’offrent au sélectionneur pour compenser cette absence.

Tandis que Didier Deschamps prend grand soin de garder secrète sa composition d’équipe, son adjoint, Guy Stéphan, a lâché un indice lundi, à Istra, en conférence de presse, en réponse à une question portant sur le schéma tactique préférentiel des Bleus : "On raisonne plus sur l'animation que sur le système. Didier fait toujours jouer ses équipes avec quatre défenseurs (Pavard-Varane-Umtiti-Hernandez) et deux milieux de terrain un peu plus haut (Kanté-Pogba). Il reste alors quatre joueurs de champ. Il en met trois à dominante offensive. Le débat porte sur l'identité du quatrième. Si c'est Blaise Matuidi ou Thomas Lemar, ce n'est pas la même chose." 

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Le premier nommé étant suspendu pour le quart de finale majuscule de vendredi contre l’Uruguay, faut-il en déduire que le second sera titulaire ? Cette déclaration indique, au moins, que le Monégasque constitue l’une des alternatives les plus crédibles pour remplacer le Turinois. Mais seulement dans l’optique de ne pas avoir "la même chose" qu'avec Matuidi , comme lors du dernier match de la phase de groupes, face au Danemark, que Lemar avait débuté. En revanche, face à l’Argentine, en 8es de finale, c’est Corentin Tolisso qui avait suppléé, poste pour poste, Matuidi sur cette aile gauche. Focus sur ce que chacune de ces options implique. 

Lemar, pour faire le jeu

Le Monégasque est un ailier gauche pur jus, que Deschamps a très régulièrement titularisé ces deux dernières années. Mais sa pénible fin de saison en club a poussé le coach à le sortir de son onze de départ au début de la préparation pour ce Mondial. Et sa prestation quelconque face aux Danois, au 3e match, ne l’a pas vraiment relancé. Reste qu’il est le seul gaucher de l’effectif ayant un véritable profil de créateur. Ce qui a son importance en vue de perturber la très solide défense uruguayenne. Très mobile et fin passeur, Lemar est, en outre, un excellent tireur de coups de pied arrêtés. Si Deschamps ambitionne d’ouvrir le score dans ce match verrouillé, l’ailier tient la corde.

Tolisso, pour bétonner

Autrement, le sélectionneur peut continuer de surveiller ces arrières, et donc privilégier un joueur de couloir plus à même de freiner les montées du latéral droit adverse. Dans ce cas, Tolisso présente les meilleures garanties, lui qui est un inlassable récupérateur, également capable de tenir le ballon, de le distribuer, voire de se projeter vers l’avant. Il apparaît en tout cas aujourd’hui, au regard des derniers matchs des Bleus, comme le recours le plus évident. Mais son match raté contre l’Australie, en tout début de tournoi, et le fait qu’il se trouve, comme Matuidi avant lui, sous la menace d’une suspension en cas de carton jaune, ne plaident pas en sa faveur.

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