Uruguay-France : en cas de tirs au but, que vaut Hugo Lloris dans cet exercice ?

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Par Antoine LLORCA|Ecrit pour TF1|2018-07-05T17:00:41.178Z, mis à jour 2018-07-05T18:03:58.739Z

La France et l'Uruguay s'affrontent en quart de finale de la Coupe du monde, vendredi 6 juillet, ( à 16 heures sur TF1). Un match qui s'annonce très fermé et qui pourrait donc aller jusqu'à une séance de tirs au but...

Tous les ingrédients sont réunis : un match tactique certainement serré, des attaquants probablement muselés et l'absence - éventuelle - de Cavani... La probabilité de voir le quart de finale de vendredi (à partir de 16 heures) entre l'Uruguay et la France se terminer par une séance de tirs au but est bien réelle. On y a d'ailleurs déjà eu droit en huitièmes de finale à trois reprises. Avec Hugo Lloris qui, jusque-là, a été épargné (il a toutefois encaissé un penalty face à l'Australie, le 16 juin), l'équipe de France est-elle armée si la qualification en demi-finale se jouait sur cet exercice ? 

Lloris, monsieur 15% 

Le gardien des Bleus n'a pour l'instant que peu de garantie à offrir en la matière. Lui n'a jamais connu un tel cas de figure depuis qu'il est gardien de l'équipe de France. "Chaque match a son histoire. Une série de penalties, il faut avoir une part de réussite", affirmait le capitaine de l'équipe de France, ce jeudi en conférence de presse. "On peut se préparer. (...) Avant de passer à cet exercice-là, il y a match de 90 minutes et des prolongations. Il ne faut pas se tromper de match. On se doit de se sublimer pour passer", a conclu le gardien de Tottenham. Reste que cette hypothèse ne constituerait pas forcément une bonne nouvelle pour le gardien des Bleus. En effet, arrêter des penalties n'est pas la spécialité de Hugo Lloris. Sur l'ensemble de sa carrière, que ce soit en club ou avec l'équipe de France, Hugo Lloris en a stoppés 11, le dernier en date remontant au 13 février 2018 face à la Juventus Turin. En Bleu, il s'est illustré pour la dernière fois dans cet exercice le 11 septembre 2012 face à la Biélorussie (3-1). En carrière, il en a encaissé 62, soit un ratio de 15% de tirs au but arrêtés.  A titre de comparaison, Steve Mandanda, numéro 2 chez les Bleus, a seulement arrêté 5 penaltys sur les 62 qu'il a subi, soit 8.06%. 

"Pourquoi changer de gardien ?" 

Que compte faire Didier Deschamps si les Bleus devaient faire face à l'Uruguay dans une séance de tirs au but ? Utilisera-t-il son quatrième changement pour remplacer son gardien, comme le Néerlandais Louis van Gaal l'avait fait en 2014  ? Interrogé sur cette éventualité, jeudi à Nijni Novgorod à la veille du quart, le sélectionneur français ne voit pas de raisons d'en changer. "J'ai le droit à quatre changements. De là à changer de gardien, c'est penser que Lloris n'est pas assez bon. (...) Pourquoi changer un gardien ? Quand ça marche, c'est très bien. J'ai un gardien qui va commencer, et s'il n'y a pas de souci, il ira jusqu'au bout." Pour vous rassurer, sachez que Thibault Courtois, gardien de la Belgique et de Chelsea qui va affronter le Brésil, vendredi (à 20 heures sur TF1), souvent considéré comme un des meilleurs portiers au monde, n'a arrêté que 5 penalties et en a encaissé 26, soit 16% penaltys arrêtés, un ratio proche de celui d'Hugo Lloris. Malgré cela, espérons que nos Bleus parviennent à s'imposer face à la Celeste sans avoir à passer par les tirs au but... qui restent, admettons-le, une loterie. 

en savoir plus : Coupe du Monde 2018 : Uruguay - France