Aliou Cissé peste contre les préjugés envers les entraîneurs africains

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Aliou Cissé
Par Edwy Malonga|Ecrit pour TF1|2018-06-19T10:20:36.220Z, mis à jour 2018-06-19T10:24:44.985Z

"Ce n’est pas parce que j’ai des dreadlocks que je suis léger", a notamment déclaré le sélectionneur du Sénégal avant le match des siens contre la Pologne, ce mardi à Moscou.

Il souhaite tordre le cou aux idées reçues. Avant de débuter la Coupe du monde en Russie face à la Pologne, ce mardi, à Moscou, le sélectionneur des Lions de la Téranga, Aliou Cissé, s'est livré dans les colonnes du journal L'Equipe. L'occasion pour l'ancien capitaine du Sénégal, quart-finaliste du Mondial 2002, de tirer à boulets rouges sur le manque d'estime qu'il ressent à l'égard des techniciens africains.

"Les entraîneurs locaux sont peu respectés en Afrique. On manque de considération. (Stephen) Keshi (ancien sélectionneur du Nigeria et du Togo) a vécu ça, (Florent) Ibenge (RD Congo) aussi. Mais on est capables de réfléchir, de motiver une équipe, d’avoir un projet de jeu. Ce n’est pas parce que j’ai des dreadlocks que je suis léger. Ce sont des préjugés", a notamment pesté l'ancien défenseur du PSG, aujourd'hui âgé de 42 ans. 

Un ressenti faisant vraisemblablement référence au faible nombre de tacticiens à la peau ébène à la tête des nations africaines. "On peut jouer mais pas diriger : peut-être que le noir est juste fait pour exécuter", avait ironisé en 2016 Florent Ibenge, alors entraîneur des Léopards du Congo. "Des gens sont là, formés, à qui on ne veut pas faire confiance", avait-il martelé, selon des propos rapportés par l'AFP. 



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