Belgique : comment les Diables rouges ont-ils fait éclore leur génération dorée ?

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Eden Hazard, Romelu Lukaku et Dries Mertens lors de Belgique-Panama (3-0), le 18 juin 2018 à Sotchi.
Par La rédaction|Ecrit pour TF1|2018-06-19T17:30:08.850Z, mis à jour 2018-06-19T17:31:11.191Z

Troisième au classement FIFA, la sélection belge s’appuie sur des pépites que le temps a façonné jusqu’à les transformer en joueurs aussi indispensables en club qu’en équipe nationale. Un travail de longue haleine poussé par le prédécesseur de Roberto Martinez, Marc Wilmots.

Génération dorée. Le sobriquet leur colle à la peau depuis des années. Et pour cause. Les joueurs qui composent aujourd’hui l’équipe de Belgique portent sur leurs épaules les espoirs de tout un pays nostalgique de l’épopée de 1986. Au Mexique, les Diables rouges s’étaient hissés jusqu’en demi-finale de la Coupe du monde avant de céder face à l’Argentine de Maradona (0-2). Depuis, plus rien. Entre 2002 et 2012, la sélection nationale ne parvient pas à se qualifier pour les phases finales des grandes compétitions internationales.

Alors forcément, l’avènement de pépites à la stature internationale ne pouvait que réjouir les observateurs. "C’est surtout une génération dorée parce qu’on a d’excellentes écoles de jeunes (…). On a aussi, je pense, durant ces dernières années, eu une équipe avec des joueurs qui se connaissaient très bien. Ils sont ensemble depuis l’âge de 13, 14 ans. La formation aussi a joué", se félicitait Rachid Madrane, le ministre des Sports de la Fédération Wallonie-Bruxelles, avant l’Euro 2016.

La patte Wilmots


En 2012, Marc Wilmots prend la tête de la sélection. Un tournant pour les Diables rouges qui vont progresser et décrocher leur billet pour le Mondial au Brésil sans perdre aucun match dans leur campagne de qualification. Ils atteindront même les quarts de finale. Alors que l’équipe nationale se consolide, à la manière d’un bon vin, ses joueurs deviennent des éléments indispensables des plus grands clubs européens. Kevin De Bruyne et Vincent Kompany à Manchester City, Eden Hazard et Thibaut Courtois à Chelsea, Romelu Lukaku à Manchester United, Dries Mertens à Naples. La Belgique s’impose même à la première place du classement Fifa fin 2015.

Mais la somme de toutes ces individualités ne suffit pas à leur offrir un titre majeur. L’aventure s’arrête une nouvelle fois en quarts lors de l’Euro 2016 et le bâtisseur Marc Wilmots est poussé vers la sortie. "Pendant quatre ans, il y a eu de très bonnes choses. Maintenant, je sais aussi que les attentes étaient grandes de la part de tout le monde et la déception aussi", commentait auprès de La Dernière heure le défenseur latéral du PSG Thomas Meunier dans la foulée, "déçu" de la façon dont son sélectionneur a été limogé.

La force des Diables rouges ? Leur cohésion. "Nous savons à quel point nous sommes forts et nous espérons le montrer au cours de ce tournoi. Il s’agit du troisième tournoi avec presque le même groupe", rappelait Dries Mertens à l’agence Belga avant le début du Mondial en Russie. Faciles vainqueurs du Panama (3-0) d'entrée, les Belges devront s'appuyer sur leur collectif pour aller chercher leur premier trophée. "Cette génération ne sera dorée que si les joueurs qui la composent gagnent quelque chose", insistait Wilmots en 2012. Ses anciens hommes savent quoi faire pour enfin se changer en Midas.




>> Le résumé de la victoire de la Belgique face au Panama