Comment la Belgique, privée de Thomas Meunier, va jouer contre la France ?

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Par Hamza HIZZIR|Ecrit pour TF1|2018-07-08T17:46:52.330Z, mis à jour 2018-07-08T17:46:55.151Z

Les Diables rouges ont abordé la Coupe du monde 2018 avec un onze de départ et une organisation qu’on pensait immuables mais, avant le quart de finale contre le Brésil, le sélectionneur Roberto Martinez a revu ses plans. À quoi faut-il s’attendre, mardi en demies contre les Bleus, alors que le défenseur Thomas Meunier est suspendu ?

La tactique dans le football est une science complexe, qui nécessite de passer des diplômes pour la transmettre au niveau professionnel. Mais on peut la résumer assez facilement, sans entrer dans les détails, en une formule. Le foot moderne se divise en deux catégories : les attaquants, qui veulent conserver le ballon pour tenter de provoquer eux-mêmes leur destin (par exemple, le Pérou ou l’Argentine dans ce Mondial), et les contre-attaquants, qui le laissent délibérément à l’adversaire pour mieux s’en saisir avant qu'il ne soit correctement replacé en défense (typiquement, l’Uruguay).

La France et la Belgique, qui s’affrontent mardi (20h sur TF1) en demi-finale de la Coupe du monde, ont, elles, toutes deux la particularité de n’appartenir à aucun de ces deux camps. "On se ressemble pas mal, on peut autant jouer le contre que la possession", formulait Thomas Meunier, au soir de la qualification des Diables rouges pour la demie. Une demie que le latéral droit belge du PSG ne disputera pas, en raison des deux avertissements récoltés durant le tournoi, qui lui coûtent une suspension au pire moment.

3-4-3 ou 4-3-3 ?

Ce n’est pas anodin : dans le dispositif en 3-4-3 (trois défenseurs, quatre milieux de terrain, trois attaquants) mis en place par le sélectionneur belge Roberto Martinez depuis deux ans, Meunier est l’un des rares éléments capables de gérer seul toute une aile (la droite, en l’occurrence), aussi bien défensivement qu’offensivement. Quand le coach avait fait tourner son effectif lors du 3e match de la phase de groupes, face à l’Angleterre (1-0), Nacer Chadli avait occupé sa place, avec une efficacité certaine. Cela sera encore le cas mardi, en cas de maintien du 3-4-3. 

Mais ce schéma, impliquant aux yeux du sélectionneur d’aligner six joueurs à vocation offensive sur onze, avec seulement deux joueurs sur les ailes (contre quatre chez l’immense majorité des équipes, dont la France), offre des boulevards à l’adversaire sur les contre-attaques. Ce qu’avait précisément admis Martinez au moment du quart contre le Brésil, après avoir plongé ses yeux dans le gouffre d'une élimination en 8e contre le Japon, réorganisant alors son onze en 4-3-3. 

Dans ce cas, c’est le défenseur central Alderweireld qui glisserait à droite à la place de Meunier, Vertonghen à gauche, et Vermaelen s’intercalerait en charnière au côté du capitaine, Kompany. On retrouverait alors au milieu Fellaini, Witsel et Chadli, tandis que Hazard, Lukaku et De Bruyne constitueraient le trio d’attaque. Cette organisation, qui a offert une belle solidité aux Diables contre le Brésil, qui devrait vraisemblablement être reconduite face aux Bleus, dont le potentiel offensif est particulièrement craint par le staff belge.

Le onze probable de la Belgique contre la France :

Courtois – Alderweireld, Kompany (cap.), Vermaelen, Vertonghen – Fellaini, Witsel, Chadli – De Bruyne, Lukaku, Hazard