Contre le Brésil, la Belgique devra muscler son jeu

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Belgique Japon Fellaini Witsel De Bruyne
Par Hamza HIZZIR|Ecrit pour TF1|2018-07-02T21:49:55.954Z, mis à jour 2018-07-02T21:50:13.880Z

Passée tout près d’une embarrassante sortie de route face au Japon (3-2), ce lundi soir en 8es de la Coupe du monde, la Belgique rejoint finalement le Brésil en quarts. Un défi qui contraindra fatalement les Diables Rouges à revoir leurs préceptes.

Drôle d’impression que celle diffusée par l’équipe de Belgique dans cette Coupe du monde verrouillée à double tour. Du jeu, du mouvement, de la vitesse, de la prise de risques. Comme une forme d’anachronisme, à l’heure où la plupart des équipes les plus modestes parviennent à se hisser au niveau des grandes nations par leur organisation et leur débauche d’énergie. Les Diables Rouges l’ont eux-mêmes expérimenté ce lundi soir en 8es, face à un Japon qui a mené 0-2 à la 52e minute (avant de perdre 3-2). Se profile maintenant le Brésil en quarts. Le moment ou jamais, pour la Belgique, de tirer des leçons.

Car, à y regarder de plus près, les Belges n’ont pas encore été véritablement poussés dans leurs derniers retranchements dans ce Mondial. Certes, les Japonais, et les Anglais avant eux (dans un match à l’enjeu relatif, les deux équipes étant déjà qualifiées au coup d’envoi), les ont fait douter, mais sans doute pas dans les proportions de ce qui les attend contre les Brésiliens.

>> Belgique-Japon : le match en un coup d'oeil

Six joueurs offensifs sur onze !

Ce qui les attend ? Rien de moins que l’un des Brésils les plus solides de l’histoire, manquant parfois d’efficacité offensive, mais intraitables derrière (un but encaissé en quatre matchs). La Belgique, pour l’heure, n’a fait exploser que des défenses d’un niveau globalement inférieur. Surtout, elle a pour habitude de se découvrir et de s’exposer à des contre-attaques, dont Neymar et autre Willian risquent de se délecter. 

Aucune équipe dans ce Mondial ne joue comme cette Belgique, avec seulement deux joueurs, résolument portés vers l’avant, sur les ailes (Carrasco et Meunier), et un binôme de milieux récupérateurs où figure De Bruyne, un attaquant de métier ! Face à des équipes évoluant, pour la plupart, avec quatre joueurs sur les côtés (deux arrières latéraux et deux ailiers) et des milieux renforcés, cela revient presque à sacrifier toute idée de défense.

Une défense à trois vacillante

Souvenons-nous que les Belges ont encaissé deux buts contre une Tunisie aux abois, puis deux autres face au Japon, toujours sur des contre-attaques. Systématiquement, les adversaires s’engouffrent dans les trous béants laissés dans le dos des latéraux, pour aller s’offrir des un-contre-un avec une défense à trois vacillante, notamment composée d’un Vertonghen fébrile et d’un Kompany à peine revenu de blessure...

Contre le Japon, cette stratégie, impliquant d’aligner six joueurs à vocation offensive sur onze, a tout simplement failli valoir une élimination aux Diables Rouges. Il est ainsi intéressant de noter que le sélectionneur belge, Roberto Martinez, a finalement consenti à changer son fusil d’épaule à la 65e minute de ce 8e de finale, en faisant entrer Fellaini, milieu défensif de métier, à la place de Mertens, un attaquant. Résultat : deux buts pour la Belgique, dans les neuf minutes qui ont suivi. La voie à suivre contre le Brésil est ainsi toute tracée. Muscle ton jeu, Roberto ! Si tu muscles pas ton jeu...