Coupe du monde 2018 : et si c’était enfin la bonne année pour l'Angleterre ?

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Par Hamza HIZZIR|Ecrit pour TF1|2018-06-18T05:00:26.011Z, mis à jour 2018-06-18T13:54:16.626Z

Opposée à la Tunisie (groupe G) lundi 18 juin pour son entrée en lice dans cette Coupe du monde, l'Angleterre s'avance, une fois n'est pas coutume, en discret outsider. Raison de plus pour y croire ?

Il fut un temps, pas si lointain, où l’équipe d’Angleterre empilait des Franck Lampard, David Beckham, Paul Scholes, Joe Cole et autre Steven Gerrard. À cette époque bénie (croyait-on), le pays inventeur du football était toujours cité parmi les immenses favoris des tournois qu’elle disputait. Mais "la Perfide Albion" échouait immanquablement et, souvent, lamentablement. Ce temps-là est révolu, et ce n’est sans doute pas plus mal. À l’heure où la sélection aux Trois Lions entre en lice contre la Tunisie, lundi 18 juin, focus sur les raisons qu’elle a de, vraiment, croire en ses chances.

Un sélectionneur typiquement anglais


Beaucoup l'ont oublié mais l'Angleterre a été, dans un passé récent, la première grande nation du jeu à avoir eu recours aux services d’un sélectionneur étranger. Ce qui disait tout le sentiment d’impuissance des orgueilleux Anglais. Mais, depuis septembre 2016, Gareth Southgate a débarqué, et tout a changé. Cet ancien défenseur ayant fait toute sa carrière dans le milieu de tableau de la Premier League s’est en effet attelé à recentrer la sélection sur ce qui fait l'essence même de sa culture : le fighting spirit, l’entraide et une vigueur de tous les instants. Résultat : pour la première fois depuis de longues années, l'Angleterre semble enfin être redevenue elle-même.

Une jeunesse dorée et décomplexée


Dans le sillage de l’arrivée de Southgate, les trentenaires qui se sont longtemps accroché à la sélection (Rooney, Hart, Smalling…) ont tous été priés de céder leur place à la jeune génération, incarnée par le milieu Dele Alli et l'attaquant Harry Kane, qui flambent à Tottenham et font saliver les plus grands clubs de la planète. Mais il faut aussi citer les défenseurs Kyle Walker et John Stones, le milieu Jordan Henderson, ou encore l’ailier Ruben Loftus-Cheek. Autant de bourgeons qui ne demandent qu’à éclore à la face du monde, encadrés par des grognards tels que Ashley Young et Jamie Vardy.

Pas de pression, ou si peu


On l’a dit, cette fois, l’Angleterre n’est pas favorite, et même les très chauvins supporters anglais peinent à croire que leurs représentants franchiront le cap des quarts de finale. Dit autrement : elle ne ressentira plus, cette fois-ci, le poids d’attentes disproportionnées. "Le sélectionneur a installé une ambiance détendue. Les joueurs le ressentent, tout comme le fait qu'il a une grande confiance en nous. Nous avons joué un football vraiment bon, nous avons eu de bons résultats en nous préparant pour cette Coupe du monde. Tout le monde est confiant", confirme, dans un sourire qui en dit long, Ruben Loftus-Cheek. En Angleterre, en 2018, la pression sera donc bue, pas subie.




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