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#deixalatrabalhar : une journaliste brésilienne harcelée en plein direct

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ILLUSTRATION BRESIL
Par La rédaction|Ecrit pour TF1|2018-06-26T12:12:54.438Z, mis à jour 2018-06-26T12:12:56.211Z

C'est un phénomène de plus en plus visible durant cette Coupe du monde en Russie. Plusieurs journalistes ont été agressées alors qu'elles étaient à l'antenne. Venu du Brésil, un hashtag dénonce ce comportement.

Cette Coupe du monde en Russie met en lumière le harcèlement de rue. Après l'envoyée spéciale de la Deutsche Welle, c'est au tour d'une journaliste brésilienne d'en être victime. Julia Guimaraes, qui travaille pour Globo, était en plein direct avant le match entre le Japon et le Sénégal à Ekaterinbourg, dimanche 24 juin lorsqu'un supporter a tenté de l'embrasser. 

La réaction de la jeune fille ne s'est pas fait attendre. Après avoir esquivé le baiser forcé, la reporter, à l'antenne, recadre l'individu en anglais : "Ne faites pas ça, je ne vous ai pas donné l'autorisation. Jamais. Ce n'est ni poli, ni bien. Ne faites jamais ça à une femme, ok ? Respectez !"


Sa réaction, acclamée, a fait le tour des réseaux sociaux. Sur Twitter, Julia Guimaraes est revenue sur ce malheureux événement : "Ici, c'est déjà arrivé deux fois. Triste ! Honteux !". Pour O Globo, qui l'emploie, elle poursuit : "Nous l'avons vu à plusieurs reprises avec des collègues. Je le vis beaucoup ici en Russie, avec des chants agressifs en russe, que je ne comprends évidemment pas mais dont je comprends le sens. Il s'agit de la deuxième fois qu'on cherche à me toucher. Un mec a essayé de m'embrasser. La première fois, c'était avant le match entre l'Egypte et l'Uruguay, et je pense que c'était un Russe. Maintenant, je suis sûr que c'était un Russe, raconte la reporter. C'était affreux. Je me suis sentie impuissante, vulnérable. Cette fois, j'ai répondu mais il est  malheureux que les gens ne comprennent pas." 

Avec la multiplication de ces cas de harcèlements, un hastag et un clip ont vu le jour au Brésil : #deixalatrabalhar ("Laissez la travailler !").