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Contesté puis réclamé, pourquoi Olivier Giroud fait-il autant débat ?

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Olivier Giroud
Par La rédaction|Ecrit pour TF1|2018-06-20T15:34:23.064Z, mis à jour 2018-06-20T16:46:18.191Z

Souvent pris en grippe lorsqu’il est titulaire, Olivier Giroud apparaît pourtant, à plusieurs titres, comme un élément primordial - voire indispensable - du onze français. Alors que les Bleus affrontent le Pérou jeudi (à suivre sur TF1), focus sur un attaquant aussi décisif que décrié.

Les statistiques parlent pour lui. Et pourtant, nombreux sont ceux à se dresser contre lui. Souvent contesté malgré ses 31 buts inscrits en 75 sélections depuis ses débuts avec les Bleus en novembre 2011, Olivier Giroud suscite toujours autant de débats, près de sept ans plus tard, alors que l’équipe de France affronte le Pérou jeudi à 17h (à suivre en direct sur TF1) pour son deuxième match de Coupe du monde.


Écarté du onze de départ lors de la victoire française face à l’Australie (2-1), l’avant-centre sortait alors d’une rencontre moyenne, voire médiocre, contre les Etats-Unis (1-1). Un match duquel il était sorti la tête en sang, l’arcade sourcilière béante, après un choc avec Matt Miazga peu avant l’heure de jeu (voir la vidéo ci-dessous). Recousu (puis décousu) depuis, l’ancien Gunner devrait faire son retour comme titulaire à la pointe de l’attaque tricolore face aux Incas. L’occasion de montrer, s’il le fallait encore, à quel point son sélectionneur et ses partenaires peuvent compter sur lui.



"Quand Giroud n’est pas là, on le sent"


Nombreux sont ceux à souligner son importance au sein de l’effectif. "Quand Giroud n'est pas là, on le sent", confiait ainsi le jeune Lucas Hernandez (22 ans) dimanche, quelques minutes après les lauriers déjà tressés par N’Golo Kanté. "On connaît tous le profil d'Olive, c'est un joueur qui est costaud, présent dans les duels et dans le jeu aérien", abondait Nabil Fekir le lendemain, louant son "très bon état d’esprit". Son de cloche similaire du côté de Didier Deschamps, qui, même s’il s’est refusé à confirmer la titularisation de Giroud face aux Incas, a redit ce mercredi combien son attaquant était précieux : "Le problème avec Olivier, c'est que quand il n'est pas là, on se rend compte encore plus de son utilité."


De fait, le sélectionneur sait de quoi il parle. Joueur le plus utilisé de l’ère "DD" avec 66 matches joués, Olivier Giroud est aussi - et surtout – celui avec la plus grande efficacité. Avec un ratio de 0,41 but par match, le natif de Chambéry se situe au même niveau que son illustre prédécesseur Thierry Henry (51 buts en 123 sélections). Preuve de son rendement, il devance assez nettement l’ensemble de ses coéquipiers de l’attaque française, Antoine Griezmann (0,38 but par match), Kylian Mbappé (0,25 but par match) et Ousmane Dembélé (0,15 but par match), bien que ces derniers de soient pas de véritables n°9. Plus étonnant encore, l’ancien Montpelliérain distance également Karim Benzema, dont la moyenne (0,33) est restée engluée à un but tous les trois matches. Un écart sans équivoque qui n’a cependant jamais empêché les incessantes comparaisons - souvent au détriment de Giroud - entre les deux hommes.


"Ça m'a suivi tout au long de ma carrière", expliquait-il à la veille d’affronter l’Irlande, en match de préparation à la Coupe du monde. "C'est mon destin, c'est comme ça, je me suis nourri de tout ça pour grandir en tant qu'homme et joueur. Ma force de caractère est liée à toutes ces péripéties. Dans la vie d'un homme ou d'un sportif de haut niveau, ce sont des moments importants qui permettent de passer un cap ou de baisser la tête. J'ai décidé d'accueillir ça comme un défi, de m'en servir pour m'améliorer, progresser, garder la tête haute et être efficace et fier de ce que j'accomplis avec l'équipe de France."


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