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France-Australie : le premier match du Mondial est-il le plus important ?

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La Marseillaise France Italie
Par Hamza HIZZIR|Ecrit pour TF1|2018-06-14T15:04:23.275Z, mis à jour 2018-06-14T20:08:12.181Z

Beaucoup d’anciens vainqueurs de la Coupe du monde l'affirment : la première rencontre conditionne toute la suite du parcours. Mais qu’en est-il réellement, alors que les Bleus débutent le tournoi contre l’Australie samedi à 12h (à suivre sur TF1) ?

"Le vrai thermomètre, c’est le premier match. En 2002, nous, on se fout dans la merde en le perdant 0-1 contre le Sénégal. Derrière, on court après un résultat et on est beaucoup plus tendus. En 1998, on gagne le premier match 3-0, le suivant 4-0... Tout est plus simple." Par ces mots, ce mois-ci dans les colonnes de So Foot, Bixente Lizarazu souligne toute l’importance d’une entrée en lice à l’échelle du parcours d’une équipe en Coupe du monde. Mais l’ex-défenseur champion du monde, qui commentera samedi pour TF1 la première rencontre des Bleus dans le Mondial russe, ne s’appuie là que sur son expérience personnelle. Car plusieurs exemples existent pour le contredire.

En premier lieu dans le passé récent de l’équipe de France. En 2006, la bande à Zinedine Zidane avait concédé un laborieux match nul (0-0) face à la Suisse, puis un autre (1-1) contre la Corée du Sud, avant de se hisser jusqu’à la finale, perdue à la loterie des tirs au but contre l’Italie. À l’inverse, en 2014, la large victoire (3-0) décroché d’entrée face au Honduras n’a pas pour autant permis aux hommes de Didier Deschamps de passer les quarts de finale.

"Perdre d'entrée peut aider"

Plus largement, les statistiques indiquent qu’une défaite lors de ce premier match n’a rien de significatif, puisque de nombreuses équipes qui l’ont gagné n’ont pas réussi ensuite à franchir la phase de groupes. Mieux : on compte quatre finalistes de Coupe du monde ayant débuté par une défaite, dont deux champions du monde : l’Allemagne de l’Ouest (battue 1-2 par l’Algérie) en 1982, et l’Espagne (défaite 0-1 par la Suisse) en 2010.

Ainsi, toujours dans So Foot, le champion du monde allemand Per Mertesacker développe une théorie intéressante, celle de la défaite utile : "Créons-nous un mauvais match ! Voilà ce que je pense. Perdre d’entrée peut aider, parce que les attentes deviennent alors un peu moins élevées. Et les joueurs doivent se recentrer plus vite sur ce qui compte." De là à recommander aux Bleus de perdre contre l’Australie samedi...

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