Et maintenant, un arbitre uruguayen pour la demi-finale France-Belgique !

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Andres Cunha
Par Hamza HIZZIR|Ecrit pour TF1|2018-07-10T17:59:39.447Z, mis à jour 2018-07-10T17:59:41.866Z

Après avoir été arbitrée par un argentin lors de quart de finale contre l’Uruguay (0-2), l’équipe de France le sera... par un Uruguayen pour sa demi-finale de mardi contre la Belgique.

On se demandait si ce n’était pas fait exprès. On a désormais l’impression que la FIFA est carrément adepte du comique de répétition. Pour la demi-finale de la Coupe du monde 2018 opposant mardi (20h sur TF1) la France à la Belgique, l’instance a nommé Andres Cunha, un arbitre uruguayen... dont le pays vient d’être éliminé par les Bleus en quarts de finale.

Certains avaient déjà tiqué en apprenant qu’un Italien allait faire office d'arbitre assistant vidéo lors du 8e de finale entre la Suède, qui a éliminé l’Italie lors des barrages qualificatifs pour ce Mondial, et la Suisse. Rebelote quand un Sénégalais, dont le pays avait été éliminé de manière très frustrante (au nombre de cartons jaunes) par le Japon au premier tour, avait été désigné pour arbitrer le 8e entre la Belgique... et le Japon. Et puis les Bleus ont eu droit, pour leur quart contre l’Uruguay, à un arbitre argentin, juste après avoir sorti l'Albiceleste en 8e.


Tout cela est de l’ordre du symbole, aucune erreur d’arbitrage majeure n’étant survenue dans tous ces cas de figure. Mais il est permis de se demander à quelle polémique nous aurions eu droit dans le cas inverse... Longtemps, le règlement de la FIFA a interdit qu’un arbitre officie quand un match implique une équipe de sa Confédération. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui, l’article 11 de l’actuel règlement stipulant simplement que "les arbitres devront être issus d’associations membres dont l’équipe n’est pas en lice dans le match en question".

L’Uruguayen Andres Cunha, âgé de 41 ans, arbitre en Russie sa toute première Coupe du monde. On se souvient qu’il était déjà au sifflet du premier match des Bleus dans ce Mondial, contre l’Australie, et qu’il avait fait appel à la VAR (une première historique en Coupe du monde) pour accorder un penalty à Antoine Griezmann. Il avait aussi officié lors du match Iran-Espagne (0-1), pour le compte du groupe B. Aucune de ces décisions n’a été sérieusement contestée jusqu’alors.

en savoir plus : Coupe du Monde 2018 : France - Belgique