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Lloris et Deschamps l’assurent, les erreurs de la finale de l’Euro 2016 "ne se reproduiront pas"

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Deschamps avant France Croatie
Par Hamza HIZZIR|Ecrit pour TF1|2018-07-14T16:55:46.732Z, mis à jour 2018-07-14T16:57:59.472Z

À la veille de la finale de la Coupe du monde 2018 entre l’équipe de France et celle de Croatie (ce dimanche à 17h sur TF1), le capitaine, Hugo Lloris, et le sélectionneur, Didier Deschamps, décrivent l’état d’esprit des Bleus.

Tous ceux qui l’ont vécu le disent : on peut perdre une finale avant de l’avoir jouée. Parce qu’on dépense toute son énergie à faire le match dans sa tête dans les heures qui précèdent. Ou au contraire parce qu’on ne prend pas la mesure des efforts restant à accomplir après un long parcours. Concernant celle de l’Euro 2016, perdue à domicile face au Portugal (0-1 a.p), Paul Pogba a été limpide jeudi à Istra : "On pensait que c’était déjà gagné." C’est ce même danger qui guette l’équipe de France, engagée dimanche dans une autre finale, celle de la Coupe du monde, contre la Croatie.

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"On ne s'est pas vu aussi beau que le dit Paul", a toutefois tenu à nuancer Hugo Lloris ce samedi lors de la conférence de presse de veille de match. "Mais c’est vrai qu’on avait cédé à l’euphorie. Parce qu’on avait vécu un moment magique contre l’Allemagne au Vélodrome (en demi-finale). Je ne pense pas que ça se reproduira ici. À l’époque, c’était nouveau pour les joueurs." Neuf d’entre eux ont vécu cette désillusion, et en ont forcément parlé aux quatorze autres.

À propos de ces derniers, Didier Deschamps a déclaré ce samedi : "Le groupe d’aujourd’hui est différent. Ces quatorze joueurs ont découvert ce qu'était une grande compétition en Russie. La qualité est là. Les Croates sont plus matures et expérimentés. Mais on a été confrontés à ça à chaque match dans le tournoi. C'est logique vu l'âge moyen de mon groupe (25 ans et demi, ndlr). Les neuf qui étaient là en 2016 savent ce qu'ils doivent faire de mieux. Une finale, c'est toujours un événement à part. Ils ont appris."

"Une part d'irrationnel"

Ensuite lancé sur l’euphorie qui avait gagné ses troupes il y a deux ans, le sélectionneur a affirmé ceci : "Là, il n'y en a pas. Je ne la ressens pas. Il y a la satisfaction d'être là. À côté de ça, c'est le résultat qui dit que les choses sont bien ou mal faites. Tout entraîneur veille à ce que son équipe soit la plus détendue possible. Mais à un moment, il y a une part d'irrationnel qui entre  compte. Regardez le but de Pavard en pleine lucarne après un centre de Hernandez contre l'Argentine. Si je vous avais dit qu'on l'avait préparé à l'entraînement, vous m'auriez ri au nez. C'est une part d'irrationnel. La leçon de 2016, c’est que quand un poteau est sortant, ça fait mal."

En prononçant cette dernière phrase, référence au poteau trouvé par Gignac dans les derniers instants, le coach a eu un rictus ressemblant à un sourire jaune. Manière d'avouer qu’au final, il ne peut pas faire grand-chose depuis son banc de touche. "Chaque match a son contexte. Si on avait gagné en 2016, j'aurais sans doute changé des choses quand même", a-t-il encore souligné. "Dans notre préparation actuelle, e sens de la sérénité, de la confiance et de la concentration. C'est un bon dosage de ces trois éléments qui nous aidera à gagner." Quelques minutes auparavant, Hugo Lloris avait tenu à en ajouter un autre : "Le plaisir. Parce que le sourire donne une énergie positive et le recul nécessaire pour aborder un tel rendez-vous. On est guidés par une sorte d'insouciance depuis le début. On espère que ça nous mènera encore vers le succès." C’est peu dire qu’on espère aussi.

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