Pourquoi les Péruviens sont les supporters les plus chauds de ce Mondial

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BLAQUINRROJA SUPPORTER PEROU
Par Emmanuel BOUSQUET|Ecrit pour TF1|2018-06-21T08:00:48.701Z, mis à jour 2018-06-21T10:19:48.946Z

La passion des Sud-Américains pour le football ne se dément pas. Encore plus cette année, avec des Péruviens qui sont venus en force en Russie. Avant que les Bleus n'affrontent le Pérou, jeudi à Ekaterinbourg (17 heures), on a cherché à comprendre l'amour indéfectible que ses fans vouent à la Blanquirroja.

Les Péruviens sont favoris pour la Coupe du monde... celle des supporters, en tout cas. La Fifa a annoncé avoir vendu environ 43.000 billets aux seuls fans de Los Incas. Autant prévenir nos Bleus qui les affrontent jeudi (à 17 heures) : dans le stade déjà dingue de Ekaterinbourg, l'ambiance va être folle. Et les coéquipiers de Paolo Guerrero vont être poussés par leur 12e homme (on parle de 20.000 Péruviens contre 3000 Français). Pour comprendre la frénésie des Péruviens, qui vibrent aussi pour leur équipe de volley-ball, il ne faut pas aller bien loin. Enfin, si. Il faut remonter à plus de vingt ans en arrière. À 1982, précisément, quand ils ont goûté pour la dernière fois à la saveur bien particulière d’une Coupe du monde. "A cette époque, à Huánuco, on avait un petit téléviseur de 10 pouces et je ne me souviens que d’une chose, c’est que la famille au grand complet était réunie autour de l’écran", se souvient Efrain Barrientos Salazar.

Depuis, "on va de défaite en défaite", continue cet inconditionnel de la Blanquirroja qui réside en France depuis 2009. Pour oublier la frustration de presque trois décennies de disette footballistique, il est venu assister au match face aux Bleus jeudi à Ekaterinbourg. Le quadragénaire n’a pas hésité à faire le voyage jusque sur les bords de l’Issel, dans l’Oural. Mais avant d’en arriver là - et de claquer au moins 2000 euros (entre les billets pour les matches, l'avion et le logement) -, il en a soupé des sessions nocturnes derrière son ordinateur à Nice, à regarder fidèlement tous les matches de qualifications du Pérou, suspendu à un streaming capricieux. "Sans crier, pour ne pas réveiller les voisins."


PEROU EFRAIN
Comme de nombreux supporters de la "Seleccion", Efrain n’a d’yeux que pour son équipe nationale : "Fakir (sic), par exemple, qui joue à l’Olympique de Marseille (re-sic), lui, on le connaît pas"... Pourtant, "nous, les Péruviens, on vit le foot avec autant d’intensité que des Argentins. Je me sens représenté par la sélection comme s’il s’agissait de l’équipe de mon quartier. Quand elle joue, au pays, tout le monde porte le maillot national. Mais on ne peut pas dire que je ne suis pas fou de foot, non, moi, je suis fou de mon équipe”, explique ce responsable de production dans l’industrie pharmaceutique.

Son patron s’en est forcément rendu compte quand, au mois de décembre, il a posé trois semaines de vacances à cheval sur juin-juillet. "Heureusement qu’elles ont été acceptées, j’aurais été capable de quitter le travail pour ça."