Gauvin, VAR, CSC de Renard : ce qu'il faut retenir de France-Norvège

COUPE DU MONDE 2019 - Voici ce qu'il faut retenir de la victoire de l'équipe de France face à la Norvège (2-1), mercredi soir, à Nice, dans le cadre de la 2e journée du premier tour dans le groupe A.

Le jeu

Pendant 90 minutes, l’équipe de France a montré comment dominer une rencontre sans être patronne de l’entrejeu. Un fait rare en football, mais évidemment possible Malgré beaucoup d’activité, le trio Elise Bussaglia / Amandine Henry / Gaëtane Thiney n’a pas réussi à imposer sa loi et dicter le tempo dans l'axe.

C’est le duo Ingrid Syrstad Engen, coupable sur le penalty décisif, et Vilde Boe Risa, qui a dominé ce match dans le match. Mais leur deux Norvégiennes n’ont pas eu la continuité pour peser pendant 90 minutes. La Norvège a brillé défensivement, mais peu apporté de danger dans le camp adverse, faute d'une bonne transition milieu - attaque. Oui, sans Ada Hegerberg, joueuse complète, c'est moins facile. Et pourtant, Caroline Graham Hansen a du talent.

Les Bleues ont trouvé leur salut en passant par les côtés. Ce sont les deux latérales, Amel Majri et Marion Torrent, qui ont parfaitement joué leur rôle de sh"rifs-adjointes dans les couloirs. Les deux joueuses ont été décisives sur les deux buts marqués par les Bleues. Majri a délivré la passe décisive pour l’ouverture du score de Valérie Gauvin (47e). Marion Torrent (72e) a obtenu le penalty qui a amené le but du 2-1. Du travail bien fait et dans les deux secteurs. Merci les latérales.

Les joueuses

On a aimé :

  • Les 45 premières minutes de Kadidiatou Diani. Si la Parisienne n’a pas toujours fait les bons choix dans la zone de vérité, son activité, sa vitesse et sa qualité technique lui ont permis de sortir du lot lors du premier acte. Il manque encore la continuité pour peser sur 90 minutes.

  • La ténacité de Valérie Gauvin. Réintégrée dans le onze de départ, l’attaquante de Montpellier n’a pas vécu une soirée parfaite, mais elle a parfaitement fait son travail de n°9 : pressing sur la charnière et finition. Elle a ouvert le score sur une action d’école : centre, reprise directe, but. Elle a été élue joueuse du match.

  • La fin de match de Sarah Bouahddhi. Quasiment à domicile, la Cannoise a connu une première partie de match inégale. Puis, elle a haussé le niveau lors des vingt dernières minutes avec des sorties pleines d’autorité et une présence sécurisante. Ses prises de balle ont rassuré dans le "Money time".

  • Le sang froid d'Eugénie Le Sommer. Il faut être très solide psychologiquement pour marquer un penalty aussi important.

On n’a pas aimé :

  • Le CSC de Wendie Renard. La Lyonnaise a fait une erreur, et ce n’est pas la fin du monde, mais elle avait beaucoup plus d’options qu’essayer de dégager le ballon en corner sur le côté droit.

  • Le coup de crampon de Syrstad Engen sur Torrent. La latérale aurait pu terminer sa rencontre sur une civière avec un genou droit en vrac. Un geste dangereux, logiquement puni. Oui, la sanction est tombée après consultation du VAR, dans des conditions ralenties. Mais un tel geste méritait d’être sanctionné.

  • Le match du double pivot Bussaglia / Henry. Les Bleues ont besoin d'équilibre dans l'entrejeu et surtout d'une Henry à son meilleur niveau pour mettre de l'intensité. Il n'y en a pas eu sur la pelouse de Nice.

Les chiffres du match :

15 - La France a remporté son 15e match sur ses 16 dernières rencontres officielles. Un bilan plus que solide.

1 - La Norvège n'a cadré qu'un seul tir, en première période. Et ce n'est pas celui qui a conduit au but égalisateur à la 54e minute.

2 - Le bilan est tout aussi moyen chez les Bleues qui n'ont cadré que 2 tirs sur 16 tentatives. Il faudra régler ça pour la phase finale.

Alexandre Coiquil

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