Harcèlement : le comité d'organisation exige "un respect total"

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journaliste agressée
Par La rédaction|Ecrit pour TF1|2018-06-29T15:45:18.601Z, mis à jour 2018-06-29T15:45:31.861Z

Devant les nombreux cas de harcèlements et d'agressions sexuelles survenus en Russie, le comité d'organisation du Mondial demande aux supporters un "respect total" vis à vis des femmes, des personnes âgées et de tout autre personne.

Trop, c'est trop... En marge de la compétition, de nombreux faits de harcèlement, de comportements mysogynes et d'agressions ont été relevés. Des actes qui ont conduit le comité d'organisation du Mondial 2018 à s'exprimer sur le sujet. Ce vendredi, le directeur général de ce comité a évoqué le problème tout en le relativisant. S'il a demandé à tous les supporters de se comporter dans un respect total vis à vis des femmes, des personnes âgées et de tout autre personne", Alexei Sorokine estime toutefois que "les cas de harcèlement ne sont pas un problème de grande ampleur", dans le cadre de la Coupe du Monde. 

Le cas des journalistes femmes 

Pourtant de nombreux cas de harcèlement et de comportements mysogynes ont eu lieu, durant cette compétition. Il y a eu cet Argentin ou ces Brésiliens profitant de la barrière de la langue pour faire répéter des insanités à une jeune femme russe, puis cette journaliste mexicaine, Mariana Zacarias qui a été trois fois victime d'agression sexuelle en à peine quinze jours. La première fois, un homme a tenté de l'embrasser de force alors qu'elle se préparait à intervenir face caméra. Lors d'un autre direct, un homme lui a donné une claque sur les fesses. La fois suivante, elle a été prise dans les bras d'un inconnu contre son gré. "C'est désagréable, offensant et cela ne devrait pas avoir lieu. Nous sommes en train de faire notre travail, nous méritons le respect, qu'on soit un homme ou une femme", dénonce-t-elle, auprès de l'AFP.

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La même agence a indiqué de son côté que deux de ses journalistes ont été victimes de harcèlement sexuel, par des supporters, depuis le début de la compétition. L'une des journalistes a été touchée contre son gré puis soulevée en l'air par des fans euphoriques après un but. La journaliste russe, Ioulia Chatilova a, quant à elle, été embrassée par un homme, dans une rue de Moscou, haut lieu des supporters. Sa consoeur, la journaliste colombienne Julieth Gonzalez Theran, qui travaille pour la rédaction hispanophone de Deutsche Welle, était en direct à Saransk, lorsqu'un homme coiffé d'une casquette surgit dans le champ de la caméra, met une main sur un bras de la jeune femme, l'autre sur sa poitrine, et l'embrasse sur la joue, avant de disparaître. Une agression qui a conduit sa chaîne a dépêché un garde du corps qui sera à ses côtés, lors des tournages, jusqu'à la fin du Mondial. 


Sur Internet, de nombreuses vidéos attestent de chants sexistes et obscènes, de baisers forcés  et de mains baladeuses. Quant aux femmes, commentatrices de cette Coupe du Monde : elles ne sont pas non plus épargnées par un déferlement d'insultes sexistes, sur les réseaux sociaux notamment. La Confédération olympique et sportive allemande a peut-être déjà trouvé un début de solution : "Mettre plus de commentatrices dans des disciplines prétendument masculines et surtout des voix féminines dans le football lors des Coupes du monde et d'Europe ou en Ligue des champions."