Insultes sexistes et alcool caché dans des jumelles : les supporters colombiens réprimandés par leur gouvernement !

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supp colombiens
Par La rédaction|Ecrit pour TF1|2018-06-21T10:49:41.384Z, mis à jour 2018-06-21T10:52:34.539Z

Indignation sur les réseaux sociaux, licenciement et même une condamnation diplomatique : des fans colombiens paient cher pour leurs excès à la Coupe du Monde en Russie, entre insultes sexistes et consommation camouflée d'alcool dans le stade.

La sélection colombienne a très vite payé son indiscipline, par une expulsion et un penalty concédé en début de match, ayant précipité sa défaite (1-2) contre le Japon lors de son entrée en lice dans la Coupe du monde. Les supporters colombiens, eux, n’ont pas été immédiatement rattrapés par la patrouille, mais les voici désormais sous le feu nourri des critiques. En cause : le comportement de certains d’entre eux, en tribunes, pendant ce premier match, mardi, rapporte l'AFP.

Un comportement qu’ils ont en fait eux-mêmes relayé, comme pour s’en vanter, via les réseaux sociaux. En quête de buzz, ceux-là ont été servis, mais il s’agit d’un bad, voire d’un very, very bad buzz. Dans l’une d’elles, on peut voir un certain Guillermo Morales, dans son maillot colombien, se filmer en train d'aborder deux supportrices japonaises, puis profiter de la barrière de la langue pour faire leur faire répéter : "Yo soy perra" ("Je suis une chienne/salope"), ce qu'elles font. L’individu a dû finalement s’excuser plusieurs fois publiquement pour éteindre l’incendie médiatique.



Dans une autre vidéo, on y voit trois supporters en pleine célébration dans le stade de Saransk, à grandes doses d'alcool camouflé dans des jumelles, une pratique évidemment interdite par la Fifa et la loi russe. L'un d'entre eux était employé par la compagnie aérienne Avianca, qui a annoncé peu après cette controverse la résiliation du contrat de son salarié. La répétition de ces polémiques a même poussé le ministère colombien des Affaires étrangères à prononcer un inhabituel rappel à l'ordre : "Nos compatriotes actuellement en Russie pour la Coupe du monde se doivent de respecter les femmes, nos adversaires et les lois du pays hôte."