Les 4 fantastiques des États-Unis

Les 4 fantastiques des États-Unis
Les Américaines survolent le Mondial et visent un quatrième sacre en finale dimanche contre les Pays-Bas. Alex Morgan, Megane Rapinoe, Carli Lloyd et Lindsey Horan contribuent à cette réussite.

Annoncées comme les grandes favorites au titre mondial, les Stars and Stripes tiennent leur rang. Les joueuses de Jill Ellis affichent une régularité à toutes épreuves. L’Angleterre qui n’a pas démérité l’a appris à ses dépens, battue 2-1 en demi-finale mercredi. Six victoires et 24 buts plus tard, les voilà logiquement en finale. Dans tous les compartiments du jeu, elle ne laisse pas la moindre chance à leurs adversaires. Les Américaines semblent bien parties pour préserver leur statut de nation reine du football féminin. S’il s’agit d’un collectif hors pair avant tout, certaines individualités savent tirer leur épingle du jeu.

Alex Morgan, superstar et serial buteuse

Sa popularité en fait d’office l’une des plus grandes ambassadrices du football féminin. Connue au-delà mêmes des spécialistes, Alex Morgan réalise un Mondial tonitruant. L’attaquante d’Orlando Pride compte déjà six réalisations, personne ne fait mieux. Élue joueuse du match grâce à une nouvelle réalisation et un match plein face à l’Angleterre en demi-finale, la star des USA ne pouvait rêver d’un meilleur cadeau d’anniversaire pour le soir de ses 30 ans. Preuve de son haut degré de performance : elle s’apprête à disputer sa troisième finale de Coupe du monde consécutive. Le cauchemar de toutes les défenseures.

Megan Rapinoe, diamant brut au fort tempérament

Engagée sur le terrain comme en dehors, Megan Rapinoe ne laisse personne indifférent. Particulièrement à son avantage lors des quarts de finale face à la France et récompensée par un doublé, elle réalise un sans-faute. La milieu de terrain occupe la troisième place du classement des buteuses avec cinq réalisations. Militante LGBT et anti-Trump assumée, elle a d’ores et déjà fait savoir qu’elle ne se rendrait pas à la Maison Blanche en cas de sacre mondial. La joueuse du Seattle Reign FC déséquilibre ses vis-à-vis grâce à une technique et une vision du jeu largement au-dessus de la moyenne.

Carli Lloyd, la force tranquille

Dans chaque groupe, il est souvent dit qu’il faut trouver le juste milieu entre les jeunes et les plus expérimentées. Carli Lloyd se classe dans la deuxième catégorie. Elle fait partie des meubles de la sélection américaine. Elle compte 280 sélections et 113 buts avec les États-Unis, elle est la joueuse la plus capée encore en activité des Stars and Stripes. Élue joueuse Fifa à deux reprises, passé un temps au milieu de terrain, c’est en attaque qu’elle s’épanouit désormais, son expérience et ses qualités techniques font d’elle un relais privilégié de Jill Ellis.

Lindsey Horan, l’avenir c’est elle

Si les Américaines pourraient encore un peu plus asseoir leur domination sur le football mondial en remportant la finale de la Coupe du monde face aux Pays-Bas, le futur s’annonce également radieux. À l’image de Lindsey Horan, qui du haut de ses 25 ans impressionne déjà. Mark Parsons, entraîneur de Portland où elle évolue, se montre dithyrambique à son sujet. «Quand elle est sur le terrain, elle tient le rôle de deux ou trois joueuses. C’est à mon avis la joueuse la plus intéressante au monde», assurait-il quelques semaines avant le début du Mondial, preuve de son talent certain. Elle n’est pas encore la grande vedette du football américain, mais elle semble bien partie pour assurer la relève.

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