Les États-Unis : L’excellence poussée à son paroxysme

Les États-Unis : L’excellence poussée à son paroxysme
Véritable nation reine du football féminin, les États-Unis disputent mardi une demi-finale face à l’Angleterre. L’occasion de se rapprocher d’un nouveau sacre historique.

Avant chaque compétition, les États-Unis endossent l’étiquette de favoris, qui leur va si bien. Portées par un collectif fort mais aussi des individualités de très haut niveau, les Américaines ne déçoivent que très rarement. Invaincues depuis 14 matches, elles s’avancent sereinement vers ce qui se présente d’ores et déjà comme le plus gros choc offert par ce Mondial. Face aux Anglaises qu’elles connaissent très bien, les États-Unis devront une nouvelle fois assumer leur statut de meilleure nation du monde.

Morgan, Rapinoe et consorts, une armada qui écrase tout sur son passage

Il suffit de voir les noms qui composent le groupe de Jill Ellis pour s’apercevoir qu’elles n’ont pas d’égal. Dans tous les secteurs de jeu, leur domination est totale depuis le début de la compétition. À la fois meilleure défense et attaque du tournoi, il est difficile de voir ce qui pourrait les perturber tant l’écart avec leurs adversaires semble grand. «Toutes les équipes devraient vouloir gagner la coupe du monde. L’Angleterre a raison de se sentir confidente. Et nous aussi, nous avons raison de l’être, n’est-ce pas ? C’est ce qu’affirmait tout sourire Megan Rapinoe, bourreau des Bleues et auteure d’un doublé face à la France vendredi (2-1) au Parc des Princes. Le danger vient bien de tous les côtés au sein de la première nation au classement Fifa. Depuis le début du Mondial, pas moins de neuf joueuses différentes ont déjà trouvé le chemin des filets. Alex Morgan et Megan Rapinoe ont toutes les deux inscrit la bagatelle de 5 buts, personne ne fait mieux.

Des nouveaux records battus dans la compétition

Avec déjà trois sacres dans un Mondial (1991, 1999, 2015), quatre Jeux olympiques remportés, et huit Gold Cups dans leur armoire à trophées, les Américaines ont de loin le plus beau palmarès du football féminin. Et ce n’est pas cette Coupe du monde qui semble pouvoir entacher la légende. Les Stars and Stripes ont établi un nouveau record pour leur premier match de la compétition en disposant largement de la Thaïlande (13-0), du jamais vu. En réalisant un sans-faute durant les phases de poules (3 victoires), les Américaines ont également inscrit le plus grand nombre de buts marqués à ce stade la compétition : 18. Le précédent record était détenu par la Norvège (17 buts), réalisé lors de l’édition 2015. Les Américaines ont pris pour habitude de rendre la vie dure à leurs adversaires et cela n’est peut-être pas près de changer. Reste à savoir si l’Angleterre sera capable d’anéantir cette dynamique exceptionnelle.

Farid Sarr

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