"Huh !" : l’heure du retour pour le "clapping" islandais

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Par Alexandre DECROIX|Ecrit pour TF1|2018-06-16T12:32:23.269Z, mis à jour 2018-06-16T12:33:53.559Z

Devenu mythique lors de l’Euro 2016, le "clapping" - ou "Viking clap" - des Islandais a toutes les chances de revenir dans la lumière pour la Coupe du monde en Russie. À moins qu'une autre célébration se prépare ? On a posé la question au fondateur de Tólfan, le groupe de supporters des Bleus du Nord.

"Huh !" Que vous soyez dans les stades russes ou devant votre télé, ce cri de guerre devrait bientôt (re)devenir familier. Alors que le Mondial 2018 se tient du 14 juin au 15 juillet prochains en Russie, les amateurs de football du monde entier vont avoir l’occasion de connaître, à nouveau, l’exaltant "clapping" - ou "Viking clap" - islandais. La promesse de folles ambiances.

Popularisée lors de l’Euro 2016 dans l’Hexagone, où l’équipe nationale d’Islande, quart de finaliste (éliminée 5-2 par la France), est apparue comme l’une des révélations du tournoi, la célébration est rapidement devenue mythique. Quasi-mystique même. Jusqu’à s’imposer comme la marque de fabrique de la communion des "Strákarnir okkar" ("Nos gars", le surnom des joueurs nordiques) et de leurs fans.

Un "besoin" pour les joueurs

"Le "Viking clap" est vraiment ancré dans l’esprit de chacun", nous explique Styrmir Gíslason, fondateur de Tólfan, le groupe de supporters officiel des Bleus du Nord. "Les joueurs ont presque besoin de l’entendre à la fin des matches." Comme un rituel. Façon haka des All Blacks néo-zélandais en rugby, l’air rageur, les insulaires se plaisent à faire étalage de leur force volcanique, leur courage et leur détermination. 

Tapant dans leurs mains et hurlant le fameux "Huh" au rythme d’un meneur, les Islandais accélèrent la cadence jusqu’à finir dans un vacarme aussi communicatif que grisant. Tellement galvanisant que nombre d’équipes, à l’instar de la France, se sont, depuis deux ans, mises à les imiter. Dernières preuves en date : les matches des Tricolores face aux Etats-Unis, l’Italie, l’Irlande, ou encore la Colombie . 

"L’original vaut toujours mieux que la copie"

Un vulgaire plagiat ? "Ça ne nous dérange pas du tout", assure Styrmir Gíslason. "En fait, je trouve même ça plutôt cool. Ça montre que les gens ont vraiment aimé ce que nous avons fait pendant l’Euro. C’est juste un honneur pour nous", souligne-t-il, rappelant, rieur, que "l’original vaut toujours mieux que la copie".

Honnêteté oblige, le chef de file de Tólfan rappelle toutefois, comme il l’avait déjà fait en 2016 auprès du quotidien danois Jyllands Posten, que les Islandais ne sont pas directement à l’origine de cette célébration (qui serait, en fait, née du côté de la Grèce et la Turquie au début des années 2000, ndlr). "Désolé de tuer la légende, mais, en réalité, c’est une variante de quelque chose qu’on avait vu dans un match de handball polonais. On l’a repris, changé, et on a créé un truc encore plus grand."

D’autres idées en tête ?

Quoi qu’il en soit, les Islandais entendent bien refaire parler d’eux en Russie grâce à leur "clapping". À moins qu’une nouvelle idée ne fasse son apparition… "On en a beaucoup parlé", reprend Styrmir Gíslason. "Faut-il faire quelque chose de nouveau ? Garder le "Viking clap" ? Pour être franc, on a un peu la pression…", s’amuse-t-il. "Ça symbolise tellement notre combativité qu’on va être attendu au tournant."  

Face aux futurs adversaires de l’Islande - l’Argentine (le 16 juin), le Nigeria (le 22 juin) et la Croatie (le 26 juin, à suivre en direct sur TF1) - dans le groupe D, une chose est sûre : le spectacle sera autant sur le terrain qu'en tribunes.

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