France-Australie (2-1) : le coaching gagnant de Didier Deschamps

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MArseillaise 1
Par Hamza HIZZIR|Ecrit pour TF1|2018-06-16T13:26:12.164Z, mis à jour 2018-06-16T13:47:50.245Z

L’équipe de France a souffert mille peines pour venir à bout d’une vaillante Australie lors de son entrée en lice, ce samedi, en Coupe du monde. Les changements opérés par Didier Deschamps en seconde période ont fait basculer la rencontre.

Ce qui a fait la différence dans la laborieuse victoire (2-1) des Bleus contre l’Australie, ce samedi ? "La technologie", répondront les mauvaises langues, en référence à l’assistance vidéo ayant permis de siffler le penalty de l’ouverture du score transformé par Antoine Griezmann (58e), et à la goal line technology nécessaire à la validation du but de Paul Pogba (81e). Mais ce serait oublier un peu vite Didier Deschamps qui, outre la chance légendaire dont on l’affuble, a surtout effectué les remplacements qui ont débloqué le match.

Le premier double changement est survenu à la 70e minute, soit huit minutes après l’assommante égalisation australienne sur penalty, consécutive à une improbable main de Samuel Umtiti. Au même moment, Nabil Fekir est alors entré en lieu et place d'un Ousmane Dembélé transparent, tandis qu’Olivier Giroud a succédé à Antoine Griezmann. Soit deux changements presque pour poste, mais qui modifient radicalement le paysage en attaque. Et puis, à la 78e, soit trois petites minutes avant le but de la victoire, Blaise Matuidi a remplacé Corentin Tolisso.



C’est ce dernier remplacement qui, précisément, libérera Paul Pogba au milieu, Blaise Matuidi mettant aussitôt un plus gros impact dans l’entrejeu, par sa pugnacité dans ses duels et ses courses hyperactives. Dans la foulée, on a ainsi vu Paul Pogba se projeter jusqu’à la surface, via un une-deux avec Kylian Mbappé, puis un autre avec… Olivier Giroud. Le point de fixation qui, jusqu’alors, avait cruellement manqué aux Bleus à hauteur de la surface adverse. Le passeur décisif sur cette action.

Nabil Fekir, lui, a travaillé dans l’ombre. Plus efficace dans ses dribbles qu’Ousmane Dembélé, plus altruiste aussi, le Lyonnais a surtout perturbé, et fatigué, la défense australienne par sa mobilité. Il ne lui a manqué qu’un peu de justesse sur ses coups de pied arrêtés pour concrétiser ses efforts. Enfin, il faut noter que le choix de Didier Deschamps de maintenir Kylian Mbappé sur le terrain plutôt que le taulier Antoine Griezmann a aussi pesé lourd, tant le pressing du jeune Parisien jusque dans les derniers instants a, lui aussi, fait transpirer la défense adverse. Espérons désormais que, le 21 juin contre le Pérou, les onze titulaires sauront rendre le coaching beaucoup moins fondamental.

en savoir plus : Equipe de France de Football, Coupe du Monde 2018 : France - Australie