Portugal-Espagne : la Roja déstabilisée par le départ de Lopetegui, vraiment ?

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Espagne Entrainement Hierro
Par Allan DELAMOTTE |Ecrit pour TF1|2018-06-14T16:43:44.833Z, mis à jour 2018-06-14T16:43:51.672Z

Après une semaine agitée, marquée par le renvoi de Julen Lopetegui du poste de sélectionneur, l'Espagne avance à tâtons avant son premier match du Mondial face au Portugal.

Mardi, toute l’Espagne du football a été prise de court quand la fédération espagnole de football (RFEF), par le biais de son président Luis Rubiales, a annoncé le départ de Julen Lopetegui de son poste de sélectionneur de la Roja deux jours avant le début de la Coupe du monde. Un départ précipité lié à la nomination de ce dernier au poste d’entraîneur du Real Madrid, en vue de la saison prochaine, à la suite d'une opération menée dans le dos de la fédération, ce qui a provoqué la colère de Rubiales.

Ce renvoi survient en tout cas à un moment où Lopetegui, à la tête de l’Espagne depuis juillet 2016, affichait un bilan exceptionnel de 14 victoires, 6 nuls et donc aucune défaite en 20 rencontres, avec, en prime, un jeu des plus séduisants. Très apprécié du vestiaire, il avait, selon Marca, fait l’objet d’un intense lobbying des cadres espagnols, Sergio Ramos en tête, afin de convaincre Rubiales de le maintenir en poste. De quoi mettre la pression sur son successeur, l’ancienne gloire Fernando Hierro, jusqu'alors directeur sportif de la fédération, qui sera mis dans le bain dès vendredi pour le choc face au champion d’Europe portugais (match à suivre à 20h sur TF1).

Pas de bouleversement tactique en vue

"C'est un beau défi, passionnant. Les circonstances sont ce qu'elles sont et j'accepte cette responsabilité avec courage. (…) Être le Zidane de la sélection ? Je signerais pour ça, vraiment, j'espère de tout cœur", a déclaré Fernando Hierro dans la foulée de l'annonce choc. "On ne peut pas parler de tout ce qui s'est passé, on perdrait des forces et de la concentration. Nous devons être focalisés sur le Portugal", a-t-il encore estimé. Quoi qu'il en soit, le nouveau sélectionneur ne devrait pas bouleverser la tactique déjà en place du temps de Lopetegui, s’appuyant sur les hommes forts que sont Andrès Iniesta, Sergio Busquets, Gerard Piqué ou Sergio Ramos. 

En face, bien que considéré comme l'un des deux meilleurs joueurs du monde (avec Lionel Messi), le Portugais Cristiano Ronaldo n’a jamais trouvé la faille en quatre matchs face au pays voisin. Un élément qui pousse les Portugais à rester méfiants. Bernardo Silva, juge ainsi que l'épisode vécu par les Espagnols ne devrait pas les perturber : "Je ne pense pas que tout cela va déconcerter l'équipe d'Espagne. La plupart d'entre eux ont déjà disputé un Mondial ou un championnat d'Europe, ils sont prêts à affronter n'importe quelle situation." Début de réponse vendredi soir. 

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