Pourquoi n’appelle-t-on les Brésiliens que par leurs prénoms ?

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Neymar Brésil Suisse
Par La rédaction|Ecrit pour TF1|2018-06-18T14:30:22.003Z, mis à jour 2018-06-18T14:30:42.674Z

Neymar, Taison et même le sélectionneur Tite ont laissé leurs noms de famille au placard une fois entrés sur le terrain. Un choix qui reflète la culture brésilienne et qui s’explique aussi pour des raisons pratiques.

Ne cherchez pas leurs noms complets sur la feuille de match ou sur leurs maillots, vous n’êtes pas près de les trouver. Ce sont leurs prénoms, voire leurs surnoms que les Brésiliens ont choisi d’afficher dans leur dos. Rien de très étonnant quand on sait que même l’ancien président ne se fait pas appeler par son nom complet. "C’est Lula. Pas Luiz Inacio ou président Da Silva. Je parie que si vous demandez à 20 Brésiliens, 19 vous diraient que nous n’avons jamais eu président Da Silva", explique Lyris Wiedemann, professeur de portugais à l’université de Stanford, dans USA Today.

Priorité à la personnalité

Car au Brésil, le prénom prime. Même dans le bottin. "Nous n’utilisons pas les noms de famille. Cela reflète un trait de la culture qui est plus personnalisé. Nous nous soucions de la personne et la personne n’est pas son nom de famille", poursuit le même universitaire. "A travers les âges, les gens ont connus par leurs prénoms ou leurs surnoms. Ils sont vus comme quelque peu charmants et les Brésiliens en sont très fiers. Vous pouvez le voir dans l’équipe de football", détaille Alex Bellos, dans Futebol, le mode de vie brésilien, cité par le Telegraph.

Tradition ancestrale…

Slate remonte un peu plus loin. Cette tradition tiendrait également ses racines au 19e siècle, quand les esclaves étaient appelés uniquement par leurs prénoms ou leurs prénoms suivis de leur région d’origine. Les surnoms ont pris le dessus avec la popularisation du football, importé par les Britanniques, dans les années 1800. Le plus célèbre d’entre eux ? Pelé, né Edson Arantes do Nascimento.

… et utilisation pratique

N’utiliser que le prénom ou le surnom permet aussi de simplifier un état civil souvent à rallonge chez les cariocas. Comme au Portugal, les Brésiliens ont généralement quatre noms : un prénom – souvent composé – suivi des noms de famille de la mère et du père. Cela évite également les homonymes, comme à l’époque où la Seleção comptait trois Ronaldo.

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