Olivier Giroud, le sens du sacrifice

Voir le site Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™

000 1787WV
Par La rédaction|Ecrit pour TF1|2018-07-08T14:12:21.411Z, mis à jour 2018-07-08T14:12:24.525Z

Pièce très importante du puzzle offensif des Bleus, notamment grâce à son jeu dos au but et son gabarit, Olivier Giroud demeure muet depuis le début du Mondial, étant seulement crédité d'une passe décisive. Le buteur de Chelsea arrivera-t-il à trouver la faille face à la Belgique ? Lui, en tout cas, n'en fait pas une montagne.

Louée depuis le début du Mondial, l’armada offensive de l’équipe de France, composée notamment d’Antoine Griezmann, Kylian Mbappé, auteurs de trois buts chacun, ou encore Nabil Fekir et Ousmane Dembélé, impressionne match après match. Au milieu de ces attaquants rapides et techniques qui font le bonheur des attaques rapides concoctées par Didier Deschamps, un joueur dispose d’un rôle prépondérant : Olivier Giroud.

A 31 ans, le buteur de Chelsea fait office de point d’appui et équilibre à lui seul l’animation offensive des Bleus, de par sa capacité à monopoliser l’attention des défenseurs, à fixer ces derniers et à transmettre de très bons ballons de la tête, en témoigne la sublime remise pour Kylian Mbappé face à l’Uruguay (2-0), mal exploitée par le phénomène parisien.

Impliqué sur trois buts depuis le début du Mondial

Pourtant, malgré ces données très positives le concernant, l’ancienne gâchette n’est toujours pas parvenue à débloquer son compteur buts en Russie, se contentant pour le moment d’une passe décisive pour Kylian Mbappé face à l’Argentine, lors du troisième but des Bleus (4-3). En tout, le joueur formé à Grenoble est impliqué sur trois buts français depuis le début de la compétition.

En conférence de presse ce dimanche, Giroud a déclaré ne pas se focaliser sur ce manque de réussite devant le but. "À partir du moment où l'équipe gagne, je suis le plus heureux. J'essaye de créer des brèches pour mes partenaires, je leur fais des remises et des déviations. C'est mon côté altruiste" a-t-il déclaré.

Un destin à la Guivarc'h ?

"(Stéphane) Guivarc'h n'avait pas marqué en 1998, (Christophe) Dugarry un seul (but). Si on gagne et que je ne marque pas, je n'en aurai rien à faire. Je serai champion du monde quoi qu'il arrive et ce serait ma plus grande fierté", a conclu celui qui figure au quatrième rang des meilleurs buteurs de l’histoire des Bleus, avec 31 réalisations en 79 sélections.

"C'est sûr que j'aimerais marquer. Mon tour viendra dès mardi ou en finale. Je ne me fais pas de souci, j'aurai l'opportunité à mon tour de faire trembler les filets. Bien sûr que je ne vais pas me gêner." Les Belges sont prévenus.