Queiroz pas tendre avec Ronaldo : "L’histoire de la Fédération portugaise n’a pas commencé avec lui"

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Coupe du monde de la FIFA 2018 - Revoir le penalty raté de Ronaldo sous tous les angles (Iran - Portugal)
Par La rédaction|Ecrit pour TF1|2018-06-27T15:31:40.995Z, mis à jour 2018-06-27T15:31:45.383Z

Eliminé en phase de groupe après un match disputé face au Portugal, le sélectionneur portugais de l’Iran a dénoncé l’attitude de certains membres de la Selecção qui ont choisi de ne pas le saluer à l’issue de la rencontre. "Personnellement, je ne m’identifie pas à certaines choses qui se passent dans l’équipe portugaise", a-t-il déclaré ce mercredi dans une interview à Publico.

Il assure n’avoir "aucun conflit avec qui que ce soit". Entre Carlos Queiroz et Cristiano Ronaldo, c’est pourtant la guerre froide depuis huit ans et une élimination en Coupe du monde mal digérée par les deux – le second rejetant la faute sur le premier. Alors forcément, quand l’ancien sélectionneur de la Selecção a retrouvé son poulain, lundi 25 juin pour Iran-Portugal, leurs retrouvailles étaient presque plus attendues que le match – décisif au possible – en lui-même.

Allons droit au but : les deux hommes ne se sont pas adressé la parole. Carlos Queiroz a même été accusé par certains, dont le buteur Quaresma, d’avoir manqué de respect aux joueurs portugais. "Dire que je n’ai pas respecté les joueurs portugais… Comment ça, je ne les respecte pas ? Malgré tout, j’étais content que trois joueurs portugais m’aient accueilli à la fin, Adrien, Bruni Alves et Beto", raconte-t-il dans une interview à Publico mercredi. Car ils ne sont que trois à être venu le saluer à la fin du match.

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"Je dis des choses que beaucoup de Portugais voudraient dire et ne disent pas"


"Personnellement, je ne m’identifie pas à certaines choses qui se passent dans l’équipe portugaise", poursuit-il, citant en exemple le fait, justement, de "ne pas saluer un entraîneur qui a servi 12 ans dans l’équipe nationale portugaise". "J’ai gagné des titres européens et mondiaux, avec des réformes et des idées. L’histoire de la Fédération portugaise n’a pas commencé sur l’île de Madère avec Cristiano Ronaldo. Cela a commencé beaucoup plus tôt. Et les valeurs que j’ai reçues de José Augusto, Simões, Eusébio, Torres, Jaime Graça, Humberto Coelho, Toni n’étaient pas celles-ci. Je ne dis pas que les valeurs des joueurs d’aujourd’hui sont mauvaises mais elles ne sont pas les miennes, ni celles de beaucoup de gens", lâche-t-il.

Carlos Queiroz estime que lundi, "le Portugal n’a pas créé de grand danger" face à son équipe iranienne. "Je dis des choses que beaucoup de Portugais voudraient dire et ne disent pas", poursuit celui qui dit avoir "l’habitude d’être cet homme qui vit contre une partie de la nation et qui a contre lui une partie de la nation". Il revient aussi sur l'utilisation de la VAR pour une faute qui aurait pu valoir un carton rouge à Ronaldo et affirme que "l'arbitre, après avoir été pressé par l'équipe portugaise, n'a pas eu le courage" de l'expulser. De quoi faire parler au Portugal d’ici samedi et un huitième de finale sous haute tension face à l’Uruguay.




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