Le Brésil éliminé par la Belgique : autopsie du fiasco de la Seleção

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Désigné plus gros favori de cette Coupe du monde 2018, le Brésil quitte la compétition dès les quarts de finale ce vendredi, après sa défaite (1-2) contre la Belgique. Analyse d’une défaite qui en dit long.

Il n’y a plus, ce vendredi soir, d’équipes sud-américaines dans cette Coupe du monde. C'est une surprise parce que, dans le dernier carré d’un Mondial, ce n’est que la cinquième fois de l’histoire que cela arrive (après 1934, 1966, 1982 et 2006), mais aussi au regard de l’impressionnant quatre sur cinq réalisé à l’issue du premier tour. Mais entre une Argentine on ne peut plus instable, une Colombie malheureuse aux tirs au but et des Uruguayens pris à leur propre jeu contre les Bleus, l’histoire n’est pas la même. Le Brésil, éliminé (1-2) par la Belgique ce vendredi soir, est aussi un cas à part. Décryptage, en cinq points, d’une sortie de route aussi spectaculaire que prévisible.

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Un jeu contre-nature

On a beaucoup complimenté cette Seleção, et plus particulièrement son sélectionneur Tite, pour sa solidité. Et, de fait, les Brésiliens présentaient la meilleure défense du tournoi au coup d’envoi de leur quart de finale. L’aboutissement d’une quête, censée atténuer le douloureux souvenir du 1-7 infligé par l’Allemagne en 2014. Résultat : c’est la force de frappe offensive de l’équipe qui a été sacrifiée dans cette démarche (on y reviendra), voire l’ADN même du futbol alegria, cette idée brésilienne du football. Laquelle, en 2018, n'a, pour le coup, plus rien de brésilien.

Neymar s’auto-caricature

Symbole parmi les symboles de cette faillite, l’attaquant star n’a jamais répondu aux attentes qui pesaient sur lui. D’abord parce qu’il a manqué d’efficacité, malgré de nombreux efforts. Mais surtout parce qu’à force de subir des fautes, il s’est enfermé dans une posture de victime qui a nui à la fois à son rendement personnel et à celui de son équipe. Démonstration par l'absurde : ce vendredi soir, on l’a ainsi vu s’écrouler tout seul dans la surface belge, puis demander à l’arbitre de ne pas recourir à la VAR... Parce que sa simulation lui aurait coûté un carton jaune, donc une suspension pour les demies.

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