De l’Allemagne 2014 à l’Uruguay 2018, Raphaël Varane a pris les choses en main

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Raphaël Varane But Uruguay France Mondial
Par Hamza HIZZIR|Ecrit pour TF1|2018-07-06T18:25:38.738Z, mis à jour 2018-07-06T18:31:48.064Z

En quart de finale du Mondial 2014, Raphaël Varane avait perdu un duel décisif face à Mats Hummels, unique buteur du match (0-1) perdu par les Bleus face à l'Allemagne. Quatre ans plus tard, en Russie, au même stade de la compétition, il a ouvert le score contre l’Uruguay (2-0) sur une action similaire. Un vrai symbole.

Didier Deschamps n’est ni un tacticien ni un grand théoricien de ce jeu. Tout ce qui l’intéresse, c'est le résultat, et les ressorts, quels qu’ils soient, permettant de marquer au moins un but de plus que l’adversaire. C’est ce qu’il s’est chargé de transmettre à ses joueurs en tant que sélectionneur de l’équipe de France, et ce que le monde entier peut constater en cet été 2018 où les Bleus ont déjà atteint le dernier carré de la Coupe du monde, en prenant la mesure de l’Uruguay (2-0) ce vendredi en quarts de finale. Soit le stade de la compétition exact où ils avaient échoué il y a quatre ans...

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"On sait de quoi je suis capable. A moi de le montrer en sélection"

Ce qui a changé depuis ? Beaucoup de choses, le vécu commun, la prise d’expérience de certains, conjuguée à l’avènement d’une nouvelle génération. Mais un homme seul incarne tous ces changements. Le défenseur Raphaël Varane qui, il y a quatre ans, dans la touffeur du Maracana, à la réception d’un coup franc venu de l’aile droite au cœur de la première période, avait perdu un duel face à Mats Hummels, ainsi auteur, de la tête, du seul but du match (0-1), synonyme d’élimination.


Ce vendredi, à Nijni-Novgorod, même situation mais dans l’autre sens : sur un coup franc d’Antoine Griezmann venu de l’aile droite, Raphaël Varane s’échappe et, d’une tête parfaitement décroisée, fait à son tour basculer un quart de finale alors verrouillé. Un but qui a l’éclat d’une revanche, mais qui permet surtout de mesurer le chemin parcouru, par lui, et par les Bleus dans son sillage.


"Au Real Madrid, j’ai eu une ascension régulière", rembobinait-il le 5 juin dernier à Clairefontaine. "En équipe de France, on a moins de matchs. En arrivant très tôt au plus haut niveau (il a débuté en équipe de France à 20 ans), on commet des erreurs mais ça fait partie de l'apprentissage. Je le vois comme quelque chose de positif. Ça fait partie de mon vécu. J'essaie de toujours m'améliorer. Les Bleus, c'est l'occasion de montrer aussi mon évolution en club. La sélection, c'est énorme à nos yeux. Il faut réussir à être aussi performant qu'en club, où je reste sur quatre victoires en Ligue des champions en cinq ans. Je n'ai rien remporté en bleu, c'est une motivation supplémentaire. On sait de quoi je suis capable. A moi de le montrer en sélection."

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Comme sur le terrain, Raphaël Varane dégage désormais beaucoup d’assurance face aux médias, ce qui ne trompe pas. Impeccable face aux Uruguayens, qu'il a rendus absolument inoffensifs en seconde période, il a fait le job, mais il ne s’en contente plus. Tout à son euphorie au coup de sifflet final, au micro de TF1, il n’en a pas oublié pour autant le quart d’il y a quatre ans : "Oui, le but de Hummels fait partie de ma carrière, mais on ne peut pas la réduire à cette action-là, et heureusement ! Ça faisait un moment que je n’avais pas marqué, mais je savais que ça reviendrait. J'y ai repensé après ce but. Voilà, quand ça ne sourit pas, il ne faut jamais baisser les bras." Et si c’était simplement ça, la fameuse "culture de la gagne" ?

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