Thiney : "On va monter en puissance pendant la compétition"

COUPE DU MONDE 2019 - Passée en conférence de presse, vendredi, Gaëtane Thiney, l'attaquante de l'équipe de France, est revenue sur la qualification en huitième de finale et le besoin de récupération.

Sur le fait de devenir des porte-étendards

"Rien, de toute façon dans deux mois, il y a la Ligue 1 qui reprend. Donc, ce sera autre chose. Puis il y aura la Ligue des champions. Je ne vais pas dire qu’on est très heureuses en fait, on suit le mouvement."

"C'est vrai qu'on est partout. Je ne lis rien, mais je ne suis pas bête, je vois bien et je reçois des textos. Quand ma famille va à Intermarché faire des courses, ils me voient. Ils me voient partout que ce soit chez les sponsors, chez les médias."

"Il est évident qu’on est partout, qu’on porte des sujets de société qui nous dépassent un petit peu, puisque nous on est là juste pour jouer au foot. Mais quand on est ambassadrices et quand le sport devient aussi ambassadeur de certaines valeurs et nouveautés pour la société, on est obligé de les assumer."

"Ça, ce sera peut-être après la Coupe du monde où on aura des discussions peut-être plus profondes. Aujourd’hui, ce qui est important, c’est qu’on batte le Nigeria, qu’on aille en huitièmes, en quarts, en demies, en finale. Donc, oui, je pense qu'on aura beaucoup d'entretiens après."

Sur le suivi et le niveau global de la compétition

"Oui on prend le temps de regarder les autres matches et on se rend compte que ce sont des matches très très serrés. Quand on voit Allemagne-Chine, Allemagne-Espagne, avec des scores très serrés. Le Brésil, hier, qui gagnait 0-2 avant de perdre 3-2."

"Voilà, ce sont des scores très très serrés. C’est ce que je disais après le match. En France, on aime bien chercher ce qui ne marche pas. Mais on a gagné les deux matches. Et on ne peut pas gagner 4-0 tous les matches, parce que le football ça ne fonctionne pas comme ça."

"Je sais qu’il faut écrire, décrypter, analyser et ça je l’entends. Je sais qu’il y a plein de marge de progression, ça je l’entends aussi. Une nation forte comme l’Australie qui perd contre l’Italie, ce sont des signes forts. Les Pays-Bas, qui sont championnes d’Europe, qui gagnent à la 92e minute difficilement."

"Voilà, il y a plein de petits signes comme ça. Il faut aussi être patient et puis se rendre compte qu’une Coupe du monde ce sont des matches où les équipes ne lâchent rien de la première et la dernière seconde."

Sur la façon d’aborder France / Nigeria avec la qualification en poche

"On l’aborde la même manière que les autres matches. En étant concentrés sur notre performance. Je pense qu’on est dans une compétition où on doit monter en puissance, donc le match du Nigeria ça en fait partie."

"On a appris (la qualification) assez tard. Moi je l’ai appris que ce matin. Voilà, c’est une très très bonne nouvelle puisqu’on est très heureuses de se qualifier. Maintenant, il faut se concentrer sur nos performances."

"Ça c’est le choix qui appartient à la coach. Pour l’instant, nous, joueuses, il est de toute manière évident que les 23 joueuses sont concernées pour tous les matches. Maintenant, après, ce sont des choix."

"Il y a une réflexion par rapport à la préparation physique, il y a une réflexion par rapport au jeu et par rapport à l’adversaire. Et tout ça, ça appartient au staff. Donc, nous, on est prêtes et on veut continuer sur notre lancée."

Sur France–Norvège

"Oui on a bien récupéré. Cela a été un match avec beaucoup intensité. Et aujourd’hui, on est dans une période récupération. Hier, ça a été une journée de voyage. Puis, derrière, on a enchaîné avec la cryo, avec une séance de récupération."

"L’objectif entre chaque match c’est celui-là, c’est d’être concentrées sur la récupération et c’est ce qu’on fait. Donc, c’est très bien comme ça."

Sur le timing entre chaque rencontres

"On a fait une grosse préparation athlétique qui va faire qu’on va monter en puissance pendant la compétition. Donc, est-ce qu’il faut jouer, ou ne pas jouer pendant dix jours, ça c’est leur réflexion. Dans tous les cas, il y aura, je pense, un travail compensatoire athlétique, donc la réflexion ne se pose pas."

"Moi en tant que joueuse, j’ai envie de jouer tout le temps. Même hier à l’entraînement j’avais envie de jouer avec les filles qui jouaient et pas récupérer. Donc c’est une question qui ne se pose pas car on joue au foot pour jouer et prendre du plaisir."

Alexandre Coiquil

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