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France-Croatie : l'indispensable Blaise Matuidi

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Blaise Matuidi France Presse
Par Yohan ROBLIN|Ecrit pour TF1|2018-07-14T15:28:59.653Z, mis à jour 2018-07-14T15:45:54.560Z

Titulaire un match sur deux depuis le début du Mondial, Blaise Matuidi n'en demeure pas moins un maillon essentiel pour Didier Deschamps, apportant de l'impact et de l'agressivité aux Bleus. L'expérimenté vice-capitaine de l'équipe de France va disputer "le match de sa vie" ce dimanche 15 juillet contre la Croatie (à 17h sur TF1) en finale de la Coupe du monde.

Il n'y a qu'à voir son attitude pour comprendre l'importance de Blaise Matuidi. Lors du premier match des Bleus dans cette Coupe du monde en Russie, l'expérimenté milieu de terrain (31 ans, 71 sélections) a rongé son frein pendant plus d'une heure, Corentin Tolisso, 23 ans, lui ayant été préféré pour débuter face à une vaillante équipe d'Australie. Forcément, le scénario a été d'autant plus dur à digérer qu'il avait auparavant été titularisé à tous les matches de phase finale de l'ère Deschamps, Coupe du monde 2014 et Euro 2016 compris. À une exception près. Pendant le dernier championnat d'Europe en France, il n'avait pas démarré contre la Suisse en poule, une rencontre sans enjeu - la France étant qualifiée - où il était tout de même apparu en fin de match. 

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Sorti du banc à la 78e minute lors de la victoire contre les <em>Socceroos</em> (2-1), l'ancien Parisien a ravalé sa rancœur et mis son ego de côté pour apporter son envie et son agressivité afin d'aider l'équipe de France à arracher une victoire laborieuse. Une mise à l'écart dont le vice-capitaine des Bleus n'avait pas tenu rigueur à Didier Deschamps. "Je l'ai accepté", avait expliqué le joueur de la Juventus Turin en conférence de presse. "Mais je ne vais pas vous mentir en vous disant que j'étais content. Qui ne serait pas déçu ?" La suite, vous la connaissez. Revenu dans les petits papiers de "DD" après cette rencontre, Matuidi a participé à une rencontre sur deux depuis le début de Mondial, ménagé face au Danemark (0-0) et suspendu pour le quart de finale face à l'Uruguay (2-1).


Le relais privilégié de Deschamps

À l'image de Giroud, qui a retrouvé sa place aux côtés de Griezmann et Mbappé, le Turinois a gagné des points à chaque fois qu'il a enfilé la tunique tricolore. Moins brillant que Paul Pogba, moins propre techniquement que N'Golo Kanté, ses entrées, la bave aux lèvres, ont rassuré et stabilisé le milieu tricolore. Les "qualités" du vice-capitaine, dans l'approche et la gestion d'un match, ont permis à l'équipe de défendre sur les deuxièmes ballons. "On ne va me demander de faire un passement de jambes ou un sombrero. C'est ce qui a fait ma carrière, je joue là-dessus", rappelait-il avant France-Pérou (1-0). "C'est important de garder ce qu'on sait faire de bien."

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Au quotidien, Deschamps s'appuie sur l'ancien Parisien, qui dispute sa quatrième compétition internationale, après les éditions 2012 et 2016 de l'Euro et 2014 et 2018 du Mondial, pour prêcher la bonne parole auprès de l'effectif tricolore. Dans un groupe inexpérimenté (la France a aligné la plus jeune équipe de France en ouverture de la compétition suprême depuis 1930), Matuidi joue également un rôle prépondérant, de confident et de grand frère, respecté de tous. "Blaise est entré en montrant qu'il était un leader", avait loué Paul Pogba dans Téléfoot sur TF1. "Il a réagi comme le coach le voulait. (...) On a besoin de voir ça. Pour un milieu titulaire qui commence sur le banc, peut-être pour sa dernière Coupe du monde, c'est vraiment un exemple à suivre."

Ce dimanche, il n'y a pas à douter que Blaise Matuidi remettra une dernière fois le bleu de chauffe pour aider l'équipe de France à décrocher sa deuxième étoile après 1998. "Elle est tellement proche cette Coupe qu'on a envie de la toucher. Mais avant il y a 90 ou 120 minutes à disputer", rappelait-il vendredi, à la veille du départ pour Moscou. "C'est le match de notre vie". Pour sûr, cet ultime message est bien passé dans le vestiaire.


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