Gil Alma" j’ai aussi appris à jouer dans d’autres registres"

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Par Pierre Dezeraud|Ecrit pour TF1|2015-11-24T16:43:40.208Z, mis à jour 2015-11-24T16:43:58.267Z

Depuis 2012, Gil Alma est l’un des principaux personnages de Nos Chers Voisins sur TF1. Dans le programme court, il incarne le pétillant Alain Stuck. Le temps d’un épisode, il devient Antoine Bailly, un client bien particulier de Joséphine Ange Gardien puisqu’il va sombrer dans le coma.

Comment décririez-vous votre personnage d’Antoine Bailly ?
Comme beaucoup de «clients» de Joséphine, Antoine est un personnage un petit peu perturbé, ce qui est d’ailleurs assez éloigné de mes rôles habituels. Antoine a enfoui beaucoup de souvenirs, en particulier un événement dramatique survenu pendant son adolescence.
Avec son accident de plongée, il est obligé, bien qu’il soit dans le coma, de faire un retour sur ce passé, qu’il ne veut pas affronter.

Vous incarnez un personnage inconscient pendant une grande partie de l’épisode. Cela vous a-t-il inquiété lorsque vous avez accepté le rôle ?
Non, pas du tout. Au contraire, j’ai trouvé que c’était audacieux et plutôt novateur. J’ai eu la chance de voir l’épisode et il s’avère que cela fonctionne très bien à l’écran.
Pour pallier l’impossibilité de parler à Antoine, Joséphine entre littéralement dans son inconscient, pendant qu’il est dans le coma. Ensemble, ils vont dérouler le fil de son passé et faire, en quelque sorte, sa psychanalyse.

Votre personnage est un amoureux de plongée. Est-ce également l’une de vos passions ?
On va dire qu’en temps normal, je suis plutôt «masque et tuba»! Non, je n’avais jamais fait de plongée en apnée. J’ai eu une journée de formation avant le tournage au cours de laquelle j’ai fait une descente à 10 mètres.
Pas trop mal pour un débutant ! C’était une belle expérience à vivre, l’espace d’un instant, on se prend pour Jacques Mayol, on s’enfonce en profondeur et on réfléchit forcément à la distance qui nous sépare de la surface…

Qu’est-ce qui vous a plus dans l’interprétation de ce rôle ?
L’idée d’aller explorer la psychologie d’un personnage comme Antoine m’a immédiatement intéressé. Je ne le fais pas du tout dans Nos Chers Voisins, où nous sommes vraiment dans de la franche rigolade. Avec ce rôle, j’ai pu, sans jeux de mots, aller un peu plus en profondeur, c’était assez intéressant.

Comment s’est déroulé le tournage ? 
Je me suis autant amusé sur le tournage de Joséphine que sur les plateaux de Nos Chers Voisins. D’ailleurs, je connais bien le réalisateur, Stefan Kopecky, qui travaille aussi sur Nos Chers Voisins.
Les autres comédiens, notamment les jeunes ont apporté beaucoup de fraîcheur, l’ambiance était excellente. Et il faut dire que le cadre de la région, autour de La Ciotat, est extraordinaire. Pouvoir tourner au bord de la mer, au soleil,
dans de superbes paysages est une grande chance de ce métier. D’ailleurs, au grand dam des maquilleuses, j’ai pris un beau coup de soleil pendant le tournage !

Aviez-vous déjà rencontré Mimie Mathy ? Comment s’est passée votre collaboration ? 
Oui, je la connaissais un peu. Elle est vraiment le fer de lance de cette série. Mimie est un peu à l’image de Joséphine, une femme sympathique, drôle, boute-en-train, qui ne se prend pas la tête et  sait rester simple, c’est une assez belle façon de vivre le succès.
Durant le tournage, nous avons fait l’expérience de sa popularité dans les rues de La Ciotat. Tout le monde reconnaît Mimie mais ça ne l’empêche pas de conserver sa simplicité. C’est ce qui me plaît chez elle. Nous sommes d’ailleurs restés en contact depuis la fin du tournage.

Les téléspectateurs de TF1 vous connaissent bien pour votre rôle d’Alain dans Nos Chers Voisins. On vous a vu récemment dans Camping Paradis. La comédie, c’est définitivement votre genre ? 
J’ai envie de dire oui. Lorsque j’ai commencé au théâtre, à 19 ans, je me sentais déjà plus à l’aise dans le rôle du valet que dans celui de Dom Juan ou du Misanthrope ! Je suis très heureux de faire de la comédie, je m’éclate dans Nos Chers Voisins, mais j’ai aussi appris à jouer dans d’autres registres, comme c’est le cas dans Joséphine.

Votre one man show, La vie est belle, est actuellement en tournée. Comment parvenez-vous à jongler entre les planches et les plateaux de tournage ?  
J’ai la chance de tourner  Nos Chers Voisins  pendant seulement trois mois. C’est une période assez intensive, à Paris, durant laquelle les journées chargées s’enchaînent. J’ai donc la chance d’avoir du temps, pendant l’année, de mener à bien mes projets personnels. En ce moment, j’en profite pour réécrire mon one man show.

Justement, ce one man show, c’est un aboutissement dans votre carrière ?
C’est un peu mon bébé, oui. On m’a proposé beaucoup de pièces de théâtre, que j’ai refusées afin de me consacrer à mon spectacle et d’aller au bout de mes envies. Avant de tourner Nos Chers Voisins, j’avais déjà fait deux spectacles, avec plus ou moins de succès.
Il m’est arrivé de jouer dans de petites salles à Paris devant une dizaine de personnes. C’est un peu comme cela que j’ai roulé ma bosse. Aujourd’hui, sans parler de revanche sur le passé, faire un beau spectacle est un vrai challenge pour moi. J’y apporte beaucoup de soin pour que le public qui vient me voir ne soit pas déçu.