fond Apprentissage : une recherche désespérée de charcutiers
Apprentissage : une recherche désespérée de charcutiers

Apprentissage : une recherche désespérée de charcutiers

Au campus des métiers de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), ils ne sont que dix cette année en brevet professionnel de charcuterie. Pour Mathieu Mavounzi, c'est un métier qui exige une polyvalence et une technique qu'il n'imaginait pas. "Il faut quand même une précision et être assez doux quand on travaille", explique-t-il. Chacun de ces apprentis trouvera un emploi à l'issue de sa formation. Aujourd'hui, les traiteurs et les charcutiers ont besoin d'une main d'œuvre qualifiée. "On apprend à cuisiner et à travailler les produits crus et cuits", explique Richard chevallier, charcutier au campus. Mathieu Mavounzi, par exemple, alterne une semaine en centre de formation et trois semaines en entreprise dans une charcuterie de Montbazon. Celle-ci emploie treize salariés dont six apprentis. Pour Sylvain Drouault, le patron, la formation est une priorité. "Si on ne forme pas de jeunes, on n'aura plus d'ouvriers qualifiés. Après, on n'aura aucun repreneur pour nos boutiques dans quinze ou vingt ans. Il n'y aura plus de bouchers ou des charcutiers dans les petits villages comme nous", dit-il.
MA LISTE
Journal de 13 heures
1m52
Publiée le 08 octobre 2021 à 13:03
Dispo 4jJournal de 13 heures