Le cheval Comtois se remet en selle

Le cheval Comtois se remet en selle

Tirer la charrue, trois heures de rond pour labourer deux hectares. Manon trace le même sillon que ses ancêtres. Elle cultive ses légumes au seul moyen de son cheval Comtois. Plus écologique, le cheval de trait revient à la mode chez une nouvelle génération d'agriculteurs. La filière renaît déjà depuis plusieurs années. Dans un petit village de Franche-Comté, c'est jour de concours national. Les 500 plus beaux traits Comtois du pays s'affrontent devant un jury très à cheval sur la posture et l'allure. Au-delà d'une remise de prix, l'événement est vital pour la race, c'est ici et seulement ici que l'on choisit les mâles reproducteurs. Revenir aux origines, jusqu'aux années 50, le cheval est de tous les travaux agricoles et forestiers. Quand les premiers tracteurs arrivent, le trait Comtois devient désuet. On lui trouve une autre utilité, celle d'alimenter les Français dans les boucheries chevalines. Aujourd'hui, c'est le cheval de trait le plus présent dans l'Hexagone avec 3 500 naissances par an. L'animal consomme des aliments produits sur place et peut travailler jusqu'à 20 ans. TF1 | Reportage E. Schings, I. Blonz, G. Gruber

Journal de 13 heures
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