Pénuries, maisons barricadées... À Nouméa, la vie au milieu des violences

Pénuries, maisons barricadées... À Nouméa, la vie au milieu des violences

En Nouvelle-Calédonie, dès qu'une épicerie ouvre, l'information circule sur les réseaux sociaux, créant des files d'attente de plusieurs dizaines de mètres et de plusieurs heures. Encore faut-il oser sortir malgré la peur. "Quand on attendait pour nos provisions, on a vu passer des voitures avec des personnes qui étaient avec des cagoules et filmaient ce qu'il se passait autour. C'est très angoissant, c'est très stressant, tout le monde a très peur", témoigne en visio une femme . Trois heures d'attente pour des pâtes et un peu de riz. De quoi tenir une semaine, à condition de se rationner. Partout, les rayons se vident, plus de beurre, plus d'œufs, plus de produits d'hygiène. Seul espoir de ravitaillement, l'arrivée au port ce jeudi et vendredi d'une centaine de containers de nourritures. Certains n'attendent pas et se servent, volent, car il n'y a pas d'autre choix selon un habitant qui témoigne anonymement. L'essence aussi se fait rare. Certains habitants n'envisagent pas de sortir de chez eux. Ils se barricadent pour se protéger des pilleurs, leur quotidien depuis trois jours. Il est compliqué aussi pour les secours de se déplacer, et les méciaments pourraient bientôt venir à manquer à l'hôpital de Nouméa. TF1 | Reportage F. De Juvigny

Journal de 13 heures
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