Prisons bloquées et hommage : une profession sous le choc

Prisons bloquées et hommage : une profession sous le choc

Dans le silence et la dignité, tous pensent avec émotion à leurs collègues assassinés. Il est 11h devant le centre pénitentiaire de Caen (Calvados), à bout, l'un des agents interpelle le préfet : "On a perdu des collègues, des gens avec qui on travaillait régulièrement, tous les jours". Ce dernier était particulièrement proche des deux victimes. Fabrice Moello, 52 ans, était père de jumeaux, et Arnaud Garcia, 34 ans, s'apprêtait à le devenir. L'émotion submerge leur ami. Partout dans l'Hexagone, la même tristesse et le même recueillement, comme devant la prison de la Santé, à Paris. Signe du caractère inédit de ce drame, le directeur de l'établissement prend lui-même la parole. Derrière la tristesse, une colère à vif s'exprime. Les surveillants pénitentiaires ont bloqué plusieurs prisons à travers le pays, leurs revendications sont nombreuses. Autres sources d'exaspérations, les extractions judiciaires et médicales jugées trop fréquentes et dangereuses. Le garde des Sceaux s'apprête à recevoir les représentants syndicaux. Ceux-ci préviennent, sans prise en compte de leurs revendications, des blocages pourraient être reconduits jeudi. TF1 | Reportage H. Dreyfus, L. Barbier

Journal de 13 heures
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