Accident de trottinette à Lyon : l'appel du père d'Iris

Accident de trottinette à Lyon : l'appel du père d'Iris

Deux silhouettes blanches tracées dans un couloir de bus à Lyon pour ne pas oublier le drame d'Iris 15 ans et Warren 17 ans. Il y a un mois, le jeune couple circule à trottinette lorsqu'une ambulance arrive à vive allure derrière eux et les percute mortellement. À quelques mètres du lieu de l'accident, le père d'Iris préfère nous emmener sur les quais de Saône, un de leurs endroits favoris pour pique-niquer. "Iris était une fille formidable, très dynamique, très énergique, très créative, animée par une joie de vivre et une pétillance rare" se souvient son père, Bertrand Pichène. Pour la première fois, il accepte de parler. C'est son devoir, dit-il, de tout faire pour que cela ne se reproduise pas. "Il faut que ça produise quelque chose de constructive coûte que coûte. Parce qu'on n'est pas juste dans un accident, ce n'est pas dans le fait du hasard. Ça aurait pu être le cas, mais ce n'est pas le cas", poursuit-il. Il ne s'agit pas pour lui d'accabler l'ambulancier, mis en examen pour homicide involontaire qui n'avait plus que deux points sur son permis probatoire. L'enquête ne fait que commencer. En revanche, il y a d'autres urgences. "On a une cohabitation de mode de transport doux, avec des modes de transport des bus, des taxis, des ambulances qui roulent à une différentielle de vitesse très importante. La seule solution de protection des usagers les plus vulnérables, c'est une piste cyclable isolée, séparée du reste des voies de circulation", propose-t-il. Autre danger, les trottinettes électriques en libre-service. La ville de Lyon vient d'en interdire l'usage aux mineurs. Mais partout, ailleurs, en France, elle reste autorisée dès l'âge de 12 ans. Pour le père d'Iris, "c'est une aberration. On se met dans la peau de ces adolescents, c'est un symbole de liberté, c'est un symbole d'évasion, ça me semble frapper au coin du bon sens que 12 ans, et même 14 ans, c'est trop tôt. En-tout-cas, je pense qu'il faut passer par l'auto-école". Son combat, dit-il, est celui d'un père et d'un citoyen. "Ce qui me donne la force, c'est ce sentiment de cette combativité qu'elle avait et je me sens étonnamment aujourd'hui porteur et héritier". Un combat qui donne un peu de chance à son chagrin. TF1 | Reportage E. Lefebvre, É. Fourny
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Journal de 20 heures
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22 sept. 2022 à 19:59
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