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Cantal : 180 km de route pour enterrer ses déchets

Cantal : 180 km de route pour enterrer ses déchets

À Aurillac, dans le Cantal, les ordures ménagères sont collectées trois fois par semaine. Mais au lieu d'être traitées localement, elles sont tassées dans des camions : chaque jour, deux semi-remorques partent d'Aurillac vers Montech, dans le Tarn-et-Garonne, soit 180 km de trajet. La raison ? Les centres d'enfouissement et d'incinération plus proches sont tous saturés. Un transport au bilan carbone très lourd, mais ouvrir un centre d'enfouissement localement serait impossible. Le volume des déchets est trop petit pour que la structure soit rentable. L'autre obstacle est le financement, car l’État ne subventionne plus les petits centres d'enfouissement, jugés trop polluants. La région Rhône-Alpes s'est même fixée l'objectif de ne plus avoir recours à l'enfouissement d'ici 2030. De plus en plus de départements connaissent la même problématique que le Cantal. Il n'y a aucune solution immédiate pour le traitement des déchets, hormis l'enfouissement. La seule piste envisagée par les élus du Cantal, pour l'instant, est de trouver des moyens de transports moins polluants. TF1 | Reportage E. Vinzent, P. Dellannes, S. Vignon
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Journal de 20 heures
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26 nov. 2022 à 10:15
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