fond Chine, le pays des taxis autonomes
Chine, le pays des taxis autonomes

Chine, le pays des taxis autonomes

À Canton en Chine, une centaine de voitures autonomes circulent déjà sur une zone pilote de 250 km². La société WeRide nous a fait monter à bord de l'une de ses voitures sans chauffeur. Le robot-taxi a tout pour séduire : 250 km d'autonomie. Un véhicule intelligent qui laisse passer piétons et cyclistes. Avec nous, un agent de sécurité relégué au siège passager : "s'il y a un problème, j'ai juste à appuyer sur la pédale de freins. Ensuite, je fais un rapport aux ingénieurs". La citadine d'apparence banale cache un système hyper sophistiqué. Sur le toit, une caméra à 360° enregistre tout son environnement. En dessous, d'autres caméras frontales pour repérer de potentiels accidents et dans le coffre, l'intelligence artificielle qui contrôle la voiture. Derrière cette prouesse, une armée de jeunes codeurs, dont l'ingénieur Zhanjian Chengyin. "Les premières fois, un chauffeur conduit la voiture, l'intelligence artificielle apprend de sa conduite. C'est comme un enfant qui copie ses parents, puis devient autonome", explique-t-il. La start-up n'est pas la seule à rêver d'un monde sans chauffeur. Dans la course, Pony.ai, AutoX ou le géant technologique Baidu s'affrontent déjà sur les routes à grands coups de subventions d'Etat. À Canton depuis un an, 60 000 passagers ont déjà utilisé ces véhicules comme Daikui. Tous les jours pour aller travailler, il dégaine son téléphone pour commander un robot-taxi. Pour le rassurer, un écran de contrôle qui montre la route en temps réel et surtout la présence obligatoire d'un agent de l'entreprise pour reprendre le contrôle à tout moment. "C'est plus pratique et plus sécurisé". En Chine comme dans le reste du monde, plus de 90% des accidents de la route sont dus à l'erreur humaine. Les fabricants comptent bien y remédier. "Les conditions de circulation en Chine sont trente fois plus compliquées que dans d'autres pays. Si une voiture autonome peut conduire ici, elle peut conduire dans beaucoup d'autres pays", estime Jinyan Ou, responsable de la communication de WeRide. L'entreprise l'assure, aucun accident n'a été signalé. Le pays n'a pas encore établi de législation, mais se donne un objectif : favoriser la mobilité partagée en remplaçant les véhicules de particuliers par des robots-taxis à l'horizon 2040.
Journal de 20 heures
3m43
Publiée le 23 février 2021 à 20:24
Dispo 4jJournal de 20 heures

Vidéos similaires