Éboulements en série : des travaux hors de prix

Éboulements en série : des travaux hors de prix

Depuis qu'un éboulement coupe la route d'accès au village, les habitants ont dû apprendre à patienter. Une route de fortune a été aménagée, mais elle ne peut être empruntée qu'en file indienne deux fois par jour à heure fixe. Sur la route principale, il y a un mois, un pan de montagne s'est effondré. C'est loin d'être un phénomène isolé. À Nice, en mars, sur la route d'Isola 2000 en février, ou à Saint-Sauveur-sur-Tinée en janvier. Dans les Alpes-Maritimes, les éboulements se sont multipliés. On en compte une trentaine depuis le début de l'année. C'est une route coupée tous les quatre jours. En cause, le réchauffement climatique et les fortes précipitations des derniers mois. Après chaque éboulement, il faut dégager la route, mais aussi entreprendre des travaux de consolidation. Dans certains cas, le talus a été bétonné pour éviter de futur éboulement. Un travail titanesque sur les 5 600 km de routes que comptent les Alpes-Maritimes. Tous les ans, le Conseil départemental dépense trois millions d'euros pour réparer et sécuriser le réseau dont il a la charge. S'il est impossible de savoir précisément où et quand auront lieu les futures chutes de pierres. À l'aide du drone, un géologue ausculte régulièrement la montagne. Le but est d'anticiper au maximum le mouvement du terrain. Le relief, le climat et la densité des constructions font des Alpes-Maritimes l'un des départements les plus exposés en France. TF1 | Reportage A. Flieller, B. Taïb, D. Laborde

Journal de 20 heures
2m55
4 jours restants

Journal de 20 heures