Élus menacés : des dispositifs d'alerte pour les protéger

Élus menacés : des dispositifs d'alerte pour les protéger

Au poignet droit de ce maire, une montre équipée d'un système d'alerte et d'un GPS en cas d'agression. Jean-Yves Chapelet, maire de Bagnols-sur-Cèze, la porte partout depuis un mois et demi. Il dit avoir reçu des menaces après l'expulsion vers la Tunisie de l'imam islamiste Mahjoubi qui prêchait dans sa commune. Les habitants sont abasourdis par ces tensions. Quatre autres maires du département sont équipés de la même montre ou bien d'un bouton d'urgence. Une pression appelle une personne de confiance chargée de contacter ensuite la police. Le système surnommé "Alarme élu" est distribué par la préfecture. En dehors du Gard, sept autres départements expérimentent ce dispositif depuis quelques mois. Il est inspiré du téléphone grave danger qui équipe des femmes victimes de violences conjugales. L'association des maires ruraux de France appelle ses adhérents à ne le réclamer qu'en cas de menaces réelles et répétées. Près de 2 300 plaintes et signalements ont été déposés par des maires en 2023, une augmentation des violences contre ces élus de 30% depuis l'année 2022. TF1 | Reportage B. Christal, M. Delaunay, M. Scarzello

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