Émeutes en Nouvelle-Calédonie : ce que change l'état d'urgence

Émeutes en Nouvelle-Calédonie : ce que change l'état d'urgence

À bord d'une A330, sur la base d'Istres, 25 heures de vol attendent les dizaines de renforts en route pour la Nouvelle-Calédonie. Leur mission : rétablir l'ordre au plus vite et mettre en œuvre l'état d'urgence sur place. Un régime juridique grâce auquel l'Etat pourra plus facilement interdire les manifestations, procéder à des perquisitions administratives et surtout prononcer des assignations à résidence dans tout l'archipel. "Pendant cette période de menace, vous allez être en quelque sorte pas en régime normal qui va supposer plus de contrôles, plus de respect des libertés, mais vous allez être plus efficace et plus rapide sur le maintien de la sécurité", explique Anne-Charlène Bezzina, constitutionnaliste et maîtresse de conférences en droit à l'université de Rouen-Normandie. Faire revenir l'ordre et venir appuyer les 1800 forces de sécurité locale : cinq escadrons de gendarmerie, deux sections de la CRS-8, des agents du GIGN et du RAID. Au total, près de 500 policiers et gendarmes au départ de la Métropole, acheminés en avion par des militaires chargés aussi de sécuriser l'aéroport de Nouméa sans être mobilisés sur les barrages. C'est la septième fois en 70 ans que l'état d'urgence est déclaré, et la deuxième fois en Nouvelle-Calédonie. Dans les années 80, il était resté en vigueur dans l'archipel pendant près de six mois. Le décret pris ce soir en Conseil des ministres prévoit qu'il s'applique pendant douze jours. Pour le prolonger au-delà, le gouvernement devra solliciter un vote du Parlement. TF1 | Reportage M. Desmoulins, F. Fernandez

Journal de 20 heures
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