fond Enquête sur un réseau français de voleurs de diamants : un scénario digne d’un film !
Enquête sur un réseau français de voleurs de diamants : un scénario digne d’un film !

Enquête sur un réseau français de voleurs de diamants : un scénario digne d’un film !

La semaine dernière, sept individus ont été interpellés dans plusieurs départements. Ils sont soupçonnés d'avoir dérobé des diamants, estimés à plusieurs millions d'euros, selon une technique bien particulière, le rip deal ou la transaction pourrie. Une variante du bonneteau. Les pierres précieuses étaient leur péché mignon. Diamant, Émeraude, Rubis... Rien n'était trop beau pour ces aigrefins, armés d'un culot illimité. Le gang, trois femmes et quatre hommes, fomentait ces scénarios ubuesques en plein centre-ville de Besançon. Plusieurs pays d'Europe étaient aux trousses de cette équipe serbo-roumaine. À leur actif, le vol ni vu ni connu de deux diamants à Barcelone et dans un palace de Cannes. Un butin de 20 millions d'euros envolés, mais la police judiciaire française a mis fin à leur numéro d'acteurs. Pour le Commandant divisionnaire Régis Millet, chef de l'antenne de police judiciaire de Besançon dans le Doubs, "c'est un spectacle de magie en fait. Vous avez en face de vous des magiciens, qui sont capables de subtiliser à votre insu alors que vous êtes en train de regarder. Comme un prestidigitateur le ferait. Hop hop, tour de passe-passe, l'écran disparaît, et c'est terminé, le rideau se ferme. C'est la fin de l'histoire et pour les victimes, c'est le début des ennuis". Leur technique s'appelle le rip Deal. Dans le dictionnaire des voleurs, on peut appeler cela transaction pourrie. Berner quelqu'un, tromper son monde. Les policiers, eux, parlent souvent de pigeon qui se fait plumer Ces casses en douceur se déroulent toujours dans des milieux huppés. Les escrocs se font passer pour des oligarques russes ou des princesses saoudiennes. Ils commencent à laver le cerveau de sa proie. Puis, ils fabriquent une réplique bidon de son vrai bijou. Et enfin, le tour de passe-passe, quelques secondes de bluff pour détourner l'attention. La victime n'y voit que du feu. Et il n'y a eu ni coup ni menace. Le monde des joailliers est désormais prié d'être d'une prudence de Sioux. Pour Jacques Morel, référent sûreté de l'Union Française de la bijouterie, "il faut être très prudent. Un sur le moyen de paiement qui va vous être donné. Deux, ne jamais laissés les pseudo-acheteurs en présence de ce que vous allez vendre". Les magiciens de Besançon sont sous le verrou, sans doute encore avec des images de bijoux plein les yeux.
Le journal de 20h
2m45
Publiée le 17 novembre 2020 à 20:22
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