fond Féminicide de Mérignac : un rapport accablant
Féminicide de Mérignac : un rapport accablant

Féminicide de Mérignac : un rapport accablant

Sur le trottoir où Chahinez a été tué, plus d’un mois après le drame, des fleurs fraîchement déposées et toujours des incompréhensions car le rapport d’inspection pointe des dysfonctionnements sidérants. Mounir B. condamné pour violences conjugales, sort de prison en décembre dernier. Trois mois plus tard, le 15 mars, il récidive. Chahinez a porté plainte au commissariat de Mérignac. Le 18 mars, les enquêteurs émettent un avis de recherche. Le 29 mars, Mounir B. vient, lui-même, à ce même commissariat, faisant un scandale à propos de ses enfants. L’agent d’accueil a pris son identité. Mais légalement, le fichier d’accueil ne peut pas être connecté aux fichiers des personnes recherchées. L’homme repart donc tranquillement. Autre point souligné, les policiers ont bien échangé par téléphone avec les services pénitentiaires qui suivent Mounir B. Mais à aucun moment, une interpellation n'est envisagée lors d’un des rendez-vous auxquels il se rend en mars et en avril. “Chacun a son pré carré. La police a ses fichiers, la justice a ses fichiers, les services pénitentiaires ont leurs fichiers. Et il n’y a pas d'interconnexion entre ces fichiers. Par exemple, quand un individu violent, a purgé sa peine et sort de prison, le service de police n’est pas au courant”, explique Sylvain Charenat, secrétaire départemental du syndicat Alliance police. Ce cloisonnement est bien le cœur du problème. Suite à ce rapport, la loi sera modifiée pour rendre obligatoire une expertise psychiatrique avant tout aménagement de peine.
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Publiée le 10 juin 2021 à 20:13
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